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samedi 25 octobre 2008

Après le putsch… où va la Mauritanie ? 2 - Que pensez-vous ?

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La jeune démocratie mauritanienne "montée" par le général putschiste

Le président élu Sidi Ould Cheikh Abdallahi n’aura régné sur la Mauritanie qu’un peu moins de 15 mois. Un putsch conduit par le général Ould Abdelaziz le 6 août 2008 a mis fin à la courte expérience démocratique du pays.

Que pensez-vous des putschistes ?

Etes-vous avec ou contre la prise du pouvoir par les militaires ?

Quel est selon vous l’avenir de la Mauritanie après ce coup d’Etat ?

Je vous invite à répondre à ces questions en laissant vos commentaires et en participant au sondage ci-dessous :

     Sondage Islamiqua  

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jeudi 23 octobre 2008

Après le putsch, où va la Mauritanie ? : 1 - La culture démocratique

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Nous avons déjà évoqué sur ce blog la question de la démocratie dans le monde arabo-musulman à plusieurs reprises et nous revenons encore une fois à la charge pour parler de La Mauritanie, pays sur lequel nous avons placé beaucoup d’espoir en espérant qu’il intégrera le club très fermé des régimes arabes démocratiques.

Malheureusement, notre déception a été à la hauteur de nos attentes lorsque 15 mois seulement après avoir laissé le pouvoir aux civils -suite à des élections assez transparentes- l’armée a préféré reprendre  le pouvoir « pour venir à bout des dérives du nouveau régime ».

Malgré tout ce qu’on peut reprocher au régime renversé de Sidi, on ne peut expliquer le renversement d’un pouvoir élu démocratiquement que par le manque d’une certaine culture démocratique dans ce pays (comme dans le reste du monde arabe) et plus précisément à l’intérieure de l’institution militaire.

Et nous serons réconfortés dans cette idée par les raisons évoquées par les militaires pour expliquer leurs actes (renversement du régime, mise en résidence surveillée du président de la république et de certains de ses proches collaborateurs, poursuites judiciaires contre certain membres de sa famille …).

Ainsi, les putschistes évoquent :

1 - L’incompétence du nouveau régime à faire face aux problèmes économiques du pays (pauvreté, augmentation des prix des matières de base, chômage …).

2- Le népotisme (avec la nomination par le président de certains de ses amis et des membres de sa famille dans des postes de responsabilité).

3- Le fait d’avoir refusé la constitution d’une commission d’enquête autour des activités et du financement d’une association dirigée par l’épouse du président de la république.

Peut on renverser un régime démocratiquement élu pour ces raisons ?

La réponse me semble être évidement négative : On n’a pas donné assez de temps au nouveau régime pour se mettre au  boulot ; On n’a pas donné à l’équipe de Sidi le temps qu’il lui faut pour montrer ce dont elle est capable.

En 15 mois, aucune équipe gouvernementale ne peut rétablir un pays classé parmi les plus pauvres de la planète.

Et puis, si le résultat du travail de cette équipe est jugé insuffisant ou décevant, la mission de sanction reviendra au peuple mauritanien qui -lors des prochaines élections- n’hésitera pas à faire savoir à cette équipe qu’il est déçu par son travail.

Autrement dit, les militaires n’ont rien  à faire dans ce processus, l’institution militaire n’a pas la mission d’ « empêcher les dérives internes de la démocratie », sa tache se limite à défendre la démocratie de toute intervention extérieure.

Cela dit, si l’on veut trouver réellement une explication pour ce qui est arrivé en Mauritanie, on ne peut s’empêcher de constater la faiblesse et peut être même l’inexistence d’une véritable culture démocratique.

Malheureusement, on a fait croire aux citoyens mauritaniens que la démocratie leur apportera du pain, du travail et le bonheur extrême ! 

15 mois après, ne voyant rien venir, ces derniers –ou beaucoup d’entre eux-  n’ont pas hésité à soutenir le putsch renonçant par là même à l’un des acquis les plus importants de toute leur histoire : le droit de choisir librement leurs représentants ainsi que leurs président et le droit (et le devoir) d’assumer les conséquences de ces choix.

Posté par Hamza Belloumi à 22:44 - Islam et démocratie - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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jeudi 1 novembre 2007

Démocratie pour tous ? (3) : L’islam politique, ennemi de la démocratie

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Pour pouvoir répondre à la question de la compatibilité de l’islam et de la démocratie nous devons donc faire la différence entre les différents islams que nous connaissons : l’islam religion, l’islam relation personnelle entre l’individu et son Créateur d’une part et l’islam politique, l’islam comme idéologie d’autre part.

Mais pour faire cette distinction, il est impératif que notre démarche soit exclusivement scientifique. Car toute autre démarche pourrait instaurer la peur. Un sentiment effroyable, capable de paralyser toute société dans laquelle il s’installe. Je le dis donc clairement : faire la distinction entre islam spirituel et islam politique et tirer la sonnette d’alarme par rapport à la propagation de ce dernier, n’a rien à voir avec la politisation du phénomène islamiste et son utilisation abusive par les politiques du monde entier pour instaurer la peur dans leur sociétés.

Car cette peur peut nous coûter très cher en terme de démocratisation comme le résume parfaitement  le journaliste turque Hasan Cemal dans un éditorial intitulé « L’épouvantail du fondamentalisme » dans lequel il décrit une situation connue par la majorité des pays musulmans.

En effet, selon Cemal, « en tentant d’effrayer la population, certains font en sorte que la primauté de la démocratie et de la justice tarde encore à devenir une réalité dans ce pays. Cette peur n’est distillée que dans le but de préserver les privilèges antidémocratiques de certains, qui peuvent ainsi garder le monopole de la tutelle qu’ils exercent encore sur l’ensemble de la société. (…) Mais au rayon des épouvantails politiques à utiliser le cas échéant, il en est un qui fait toujours fureur : le fondamentalisme musulman. Au nom du principe que trop de démocratie et d’Etat de droit ouvrirait la voie à l’intégrisme, un Etat de droit démocratique n’a pu se développer chez nous. Pendant des années, l’honorable presse turque s’est servie de tous les symboles payants pour effrayer l’opinion : la barbe, le tchador, le chapelet et maintenant … le voile. »[1]

Je suis parfaitement d’accord avec cette analyse sauf que j’aurais une précision à faire à savoir qu’on ne doit pas oublier le danger qui peut venir des partisans d’un islam politique. Non, il ne faut pas faire d’eux un épouvantail. Il ne faut pas vivre dans la peur. Il ne faut pas bloquer les réformes démocratiques… mais il ne faut pas non plus fermer les yeux sur leurs activités. Car l’idéologie qui les anime est extrêmement dangereuse à partir du moment ou pour eux l’islam dépasse le cadre strictement personnel de la croyance pour présenter des réponses à tous et devenir un système politique global.

Sayyed_QutbEn effet, « Il existe une interprétation de l’islam non seulement comme explication de la conscience individuelle mais comme un système politique global, une réponse à tous les problèmes de la vie et, plus encore qu’une réponse, une incitation à l’action. Cette philosophie de l’islam politique trouve son origine chez les penseurs qui sont tous apparus dans les cent dernières années : Hassan Al-Banna, le fondateur des Frères musulmans, Sayyed Qutb et Maududi, fondateur du Jammaat-e-Islami, un mouvement très actif au Pakistan, au Bangladesh et au Royaume-Uni. Selon eux, nous devons tous reconnaître la souveraineté d’Allah non seulement dans le cœur des croyants mais sur la terre entière. »[2]

Or, le danger de la pensée de ces hommes vient du fait que pour eux, comme c’est le cas de Sayyed Qutb, l’islam n’est pas une religion privée, partielle, individuelle. « L’islam est un ordre intégré complet, dit Qutb, un axe fixe autour duquel tourne la vie dans un ordre précis. » Et partant, tous les aspects de notre vie, aussi bien privés que publiques, individuels que collectifs, doivent être commandés par l’autorité divine. « Cela s’applique au mariage, à la nourriture, à l’habillement, aux contrats, à toute activité et travail, à toute les relations sociales et commerciales, à tous les us et coutumes. »

Inutile donc de parler à quelqu’un qui vous oppose l’islam politique, d’une quelconque séparation entre le profane et le sacré, le religieux et le laïc et encore moins la mosquée et l’Etat.  

C’est ce genre de séparation, selon Qutb et ses disciples, qui a engendré la crise des civilisations des temps modernes. « Le grand malaise contemporain –êtres humains déboussolés au cœur de la prospérité apparente, guerres mondiales, dépravation des mœurs- provient pour lui d’une seule erreur fatale : avoir séparé Dieu du monde. C’est à cela qu’il faut mettre un terme. »[3] 

Et c’est justement de là que provient tout le danger de l’islam politique.

Pour les tenants de ce discours, la parole ne suffit pas. Il faut agir, il faut rétablir l’autorité de Dieu sur terre.

Et la méthode de ce rétablissement sera exposée par Qutb : « Ce que les musulmans doivent combattre, en eux même comme au-dehors, se nomme la jahiliyya [l’ignorance]… La jahiliyya est devenue, aujourd’hui, totale et mondiale. L’alliance avec Dieu est rompue. Les hommes croient pouvoir décider à sa place, ce qui est la pire des offenses…

L’islam a perdu le rôle offensif et le leadership qui, selon Qutb, doivent être les siens. Il s’agit de les restaurer par la lutte. La guerre la plus acharnée doit être menée contre les pires ennemis, les faux musulmans, les musulmans de nom, de nom seulement. Sous couvert d’islam, ils accroissent en fait la jahiliyya en séparant les hommes de Dieu par la laïcité de l’Etat ».

Qutb préconise, après l’élimination de la nouvelle jahiliyya, l’instauration de la hakimiyya, qui peut se traduire par le règne de l’autorité de Dieu :

« Seul ce règne absolu pourra garantir la liberté, puisque aucun humain ne sera plus soumis à aucun autre. Le règne de Dieu mettra un terme à toute dictature humaine. C’est donc seulement avec l’instauration universelle de la Shari’a, l’ensemble des preceptes pratiques du Coran, que prendra fin l’errance de l’humanité. On coupera donc partout la main des voleurs, toutes les femmes cacheront leurs corps et toutes seront lapidées à mort en cas d’adultère. »

Mais cette guerre à laquelle sont invités les disciples de Qutb ne concerne pas les faux musulmans seulement mais également les chrétiens et les juifs.

« Depuis les premiers jours de l’islam, écrit Qutb, le monde musulman a toujours du affronter des problèmes issus de complots juifs », ou encore « En vérité, ce sont des juifs qui soutiennent la plupart des théories maléfiques visant à détruire toutes les valeurs et tout ce qui est sacré pour l’humanité. »

Enfin, « toute ‘‘liberté de non croyance en Dieu’’ est refusée. Toute coexistence religieuse est inconcevable, sauf tactique-temporaire. L’islam doit s’assurer le leadership total sur l’humanité. ‘‘Son objectif est la terre entière’’, souligne Qutb. A terme, il s’agit d’instaurer un Etat islamique mondial, un règne planétaire de la Sahri’a. »[4]           

C’est cette vision de l’islam qui ne peut être compatible avec la démocratie. C’est cette conception qu’il s’agit d’expliquer d’abord et de combattre ensuite. C’est l’islam politique qui est l’ennemi de la démocratie. Et notre peur de cet islam politisé ne doit pas nous faire renoncer à continuer à avancer. Ce n’est qu’ainsi que nous le battrons et que nous instaurerons des démocraties dans le monde musulman.

 

   


[1] Courrier International, n° 883, p. 47

[2] Courrier International, n° 883, p. 46

[3] « Le maître à penser de l’islamisme radical », Le Point, n° 1669, p. 70

[4] Ibid, pp. 72-73

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Posté par Hamza Belloumi à 21:33 - Islam et démocratie - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

dimanche 21 octobre 2007

Démocratie pour tous ? (2) : La démocratie est-elle concevable dans le monde musulman ?

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Une telle question peut sembler ridicule pour certains.

Cette question reviendrait en fait à poser une autre question encore plus claire : l’islam et la démocratie sont-ils incompatibles ?

Or le fait même de poser de telles questions ne me semble pas très innocent car pourquoi n’avons-nous pas poser les mêmes questions pour les autres religions ? Et pourquoi nous nous sommes pas interrogés seulement sur la compatibilité de la religion avec la démocratie d’une manière plus générale ?

L’islam est-il aussi original que ça ? Est il une religion qui pose problème avec la démocratie ? Et si oui est-il la seule religion qui pose problème avec la démocratie ?

Et enfin, quelqu’un pourrait nous dire :  

Pourquoi l’islam ne serait-il pas compatible avec la démocratie ?

Tout cela est recevable, sauf que poser une telle question aussi subjective qu’elle soit peut nous donner des éléments de réponse à toutes les autres questions si l’on considère que l’islam est l’un de plusieurs phénomènes religieux que nous connaissons. (Par phénomène religieux, je vise toutes les religions, les confréries, les sectes, etc.) 

Commençant alors par dire que tout phénomène religieux peut déboucher sur un système (de gouvernement ou de pensée) anti-démocratique.

democratie_projectLes ingrédients sont bien connus : il suffit de ne pas reconnaître une place primordiale dans les institutions de l’Etat à la volonté du Peuple, de ne pas reconnaître une égalité entre tous les citoyens, de prétendre détenir La vérité et dire la volonté de Dieu… pour que vous soyez dans un système foncièrement anti-démocratique.

Or pourquoi tout phénomène religieux peut déboucher sur ce système ?

Simplement parce que tout phénomène religieux peut accorder une place aussi importante, aussi capitale et aussi dominante au divin tel qu’il finit par s’imposer par tout et pour tous. Or une société où le divin, où le religieux règle tout et interfère par tout ne peut être une société démocratique partant du principe que dans de telles sociétés la voix du Peuple n’existe pas et même si elle existe son poids est extrêmement négligeable devant la volonté divine.

Cela dit, si le phénomène religieux face auquel on se trouve débauche sur le tout divin et l’exclusion implicite du peuple, cela veut dire que c’est un phénomène qui n’est pas compatible avec la démocratie.    

La question ne concerne donc pas seulement l’islam et sa réponse sera valable pour l’ensemble des phénomènes religieux.

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Donc, pour savoir si l’islam est oui ou non compatible avec la démocratie, nous devons s’interroger sur la place qu’il accorde au divin et sur celle qu’il réserve aux citoyens.

Et pour avoir une idée sur cette place, je ne vais pas procéder par le traditionnel jeu de cache-cache auquel s’adonnent d’éminentes personnalités musulmanes qui lorsqu’elles se trouvent face à un auditoire non musulman crient haut et fort, sourates à l’appui, que l’islam est parfaitement compatible avec la démocratie. Alors que lorsqu’elles se trouvent face à un auditoire musulman, elles s’empressent, sourates à l’appui, de montrer qu’en islam rien n’est laissé au Peuple et que tout est issu de la volonté divine.

Je vais me limiter à la définition même de l’islam sans recourir aux sourates dont l’utilisation subjective et sélective par certains a fini par les rendre capable de défendre la chose et son contraire.

Que veut dire en fait le mot islam ?

Tout va dépendre là aussi de la définition que nous allons donner à l’islam :

Pour une majorité de musulmans, l’islam est d’abord une foi, ensuite un ensemble d’obligations et d’interdits. Si l’on considère l’islam de la sorte nous considérerons par voie de conséquence l’ensemble des obligations et des interdits qu’il édicte comme immuables et qu’aucune volonté ne peut les enfreindre. L’islam serait dans ce cas assimilé à la Charia qui est justement constituée par un ensemble de règles juridiques que les jurisconsultes ont élaborés par référence au Coran et à la Sunna du Prophète.

Continuant dans cette même logique, nous finirons par dire que la Charia gouverne les musulmans. Que ces derniers ne sont pas en mesure de la contester parce qu’elle est La volonté divine alors même qu’elle est composée de beaucoup de règles décidés par les jurisconsultes. Or affirmer cela reviendrait à dire que les jurisconsultes disent la volonté divine. Autrement dit qu’ils sont les dépositaires de cette volonté et donc les représentants de Dieu sur terre.

Chose qui est incontestablement refusée en islam à partir du moment où, s’il y a quelque chose qui distingue concrètement cette religion d’autres croyances c’est incontestablement le fait qu’entre Dieu et ses créatures il n’y a ni intermédiaires ni dépositaires.

C’est pour cette raison que je pense que l’islam ne peut être considéré comme un ensemble d’obligations et d’interdits même s’il y a aujourd’hui une majorité de musulmans qui le pensent ainsi.

Pour ma part, voilà la définition ou plutôt l’idée que je me fais de l’islam et à laquelle j’y crois :

En effet, je considère l’islam en tant que relation entre l’être et son créateur qui guide à travers le Coran ses créatures qui veulent bien le suivre sur le bon chemin afin qu’elles puissent gagner le Paradis. A mon sens, le Coran n’est pas un ensemble d’obligations et d’interdits, ce n’est pas un code juridique, ni encore moins « La constitution du musulman » comme le prêche certains. Mais c’est plutôt un livre d’orientation, un livre qui nous donne les clefs pour intérioriser un mode de fonctionnement et de comportement qui nous sera utile pour vivre ici bas et accéder par la suite au Paradis.

En deux mots je dirais que l’islam est d’abord un mode de pensée, une culture, un comportement et pas seulement une observation scrupuleuse mais sans âme  d’un certain nombre de rites et d’obligations qu’on fini par faire à force d’habitude et non en signe de croyance.

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Si vous avez la même idée que moi de l’islam ou une idée assez proche, et bien vous ne verrez certainement aucune contradiction entre votre foi basée sur votre relation personnelle avec Dieu et les principes de la démocratie représentative ni entre l’islam et le principe de la séparation entre le champ public et la vie privée.

Par contre, si de l’islam vous avez une vision politique, et bien votre position serait foncièrement opposée et l’islam pour vous ne serrez jamais compatible avec la démocratie.

C’est ce que nous verrons jeudi 1 novembre prochain dans le deuxième volet de ce dossier.

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Posté par Hamza Belloumi à 13:00 - Islam et démocratie - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

jeudi 18 octobre 2007

Démocratie pour tous ? (1)

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La chaîne de télévision franco-allemande, Arte, vient de proposer en partenariat avec d’autres chaînes (dont Al Arabiya pour le monde arabe) et ce durant toute une semaine, une série passionnante de films documentaires sur la démocratie.

Sous le titre « démocratie pour tous ? » nous avons eu droit du 8 au 16 octobre dernier à 10 documentaires sur l’état de la démocratie dans (presque) toutes les zones géographiques du monde représentées par les USA, le Pakistan, la Russie, la Chine, le Libéria, l’Inde, l’Egypte, le Japon, la Bolivie et le Danemark.

La morale de l’histoire : La démocratie n’est pas donnée à tous, c’est une conquête toujours fragile.

Parmi les 10 films proposés, 2 ont concernés directement la démocratie dans le Monde arabe. Le premier diffusé le vendredi 12 octobre été réservé à l’Egypte et nous a fait découvrir le combat d’une association laïque du nom de Shayfincom (nous vous voyons !) qui s’est spécialisée dans la surveillance des élections en Egypte et qui agit principalement à travers son site internet : Shayfeen.com.

Le deuxième, diffusé le mardi 16 octobre sous le titre « Sacrées caricatures », est revenu sur l’affaire des caricatures du prophète Mohammed afin de répondre à cette question : la liberté d’expression a-t-elle des limites ? Et si oui la religion fait elle partie de ces limites ?

courrier_International_n_883Courrier International, le partenaire d’Arte dans cette aventure a proposé de son coté un numéro spécial (n° 883, du 4 au 10 octobre) extrêmement intéressant et (presque) exclusivement consacré à la démocratie.

Et la aussi, le monde arabo-musulman a eu une part importante des articles publiés : un dossier sur le Pakistan, un débat sur la ‘‘concevabilité’’ de la démocratie dans le monde musulman, et des articles sur l’Egypte, la Syrie, le Maroc et la diaspora Arabe.

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La question m’a paru très intéressante d’autant plus qu’ici à Islamiqua nous l’avons déjà abordée pour signaler d’un coté -chiffres à l’appui- que la démocratie est très appréciée en terre d’islam et d’autre part pour protester contre un clicher qui existe toujours et qui fait que beaucoup d’occidentaux (et même de musulmans) croient qu’aucun des 60 pays musulmans ne connaît la démocratie.

Nous avons alors démontrés que plusieurs Etats musulmans sont déjà des démocraties à part entière (Malaisie, Indonésie…) alors que plusieurs autres sont en transition démocratique. Sans contester que beaucoup de travail reste à faire.

(Le reste de l’analyse vous pouvez le consulter directement à cette adresse.)

Mais malgré cela, nous nous sommes jamais poser la question de la compatibilité de la religion en général et de l’islam en particulier avec la démocratie. Et c’est pour cette raison que j’ai décidé de consacrer un dossier à ce sujet.

Ce dossier de trois volets, dont vous êtes entrain de lire l’introduction, s’intéressera d’abord à la question de la compatibilité de l’islam avec la démocratie (sur deux volet) et ensuite à la question de la religion dans la démocratie d’une manière générale (et plus particulièrement en Europe).

Mais avons de publier le premier article de cette série, intitulée « la démocratie est-elle concevable dans le monde musulman ? », je vous invite à me poster les remarques et les commentaires que cette problématique vous inspire.

Et rendez vous le dimanche 21 octobre pour le premier volet de notre dossier.

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Posté par Hamza Belloumi à 22:12 - Islam et démocratie - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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