Vendredi 11 février, le bruit court à Tunis qu’un parti politique islamiste vient de réclamer lors d’une manifestation de quelques centaines de ses partisans (100 à 200 ?), l’établissement  d’un Califat islamique en Tunisie. Renseignement pris, il s’agit de Hezb Tahrir. Ce parti (interdit dans la majorité des pays arabes) venait d’annoncer ainsi sa volonté de participer au débat (manifestation) politique que connaît la Tunisie depuis le 14 janvier.

Pour approfondir la connaissance de ce parti (non reconnu encore), j’ai rencontré deux personnes qui se sont déclarés membres du bureau exécutif et j’ai pu avoir (et peut être je n’ai pu avoir puisqu’ils n’avaient rien de concret à me proposer) malgré les réticences, la liste des membres du bureau politique que je vous livre en exclusivité (diffusée pour la première fois lors de l’émission Hdith Tounes sur la radio Shems Fm) :


Président : Abd Mejid Hbibi

Porte parole :Amine Belhadj

Membres :

Kamel Gasmi

Adb Raouf Amri

Nabil Manai

Foued Azouz


Quelle est la vision (puisqu’il n’y a pas de programme encore) de ce parti ?

Elle se résume dans la nécessité de l’établissement du Califat islamique. Pourquoi ? Mon interlocuteur n’hésite pas à affirmer que « puisque nos besoins en tant qu’Hommes sont les mêmes (depuis des siècles), alors nos solutions doivent être les mêmes, à savoir l’établissement du Califat ».

Le meilleur exemple illustrant cette « obsession » est donné par l’appel lancé par la branche égyptienne du parti à l’armée pour qu’elle instaure le Califat en Egypte (appel disponible sur le site internet du parti). 

Mes interlocuteurs assurent en revanche que leur combat pour l’établissement du Califat sera pacifique mais que contrairement à d’autres partis (Ennahdha ?), ils ne proposeront pas un « islam suisse » (référence faite à ce que certains appellent l’islam modéré), mais ils défendront les « vrais » principes de l’islam. 

Affaire à suivre.