Islamiqua | Blog-journal du réformisme

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dimanche 20 septembre 2009

Gaza sous le règne du Hamas (2)

En lançant une campagne pour traquer les femmes “pas assez voilées” et punir les “comportements immoraux”, le mouvement islamiste supprime les dernières libertés. Une tendance scandaleuse, estime un intellectuel syrien.

Le Hamas donne le coup de grâce à Gaza

Une guerre larvée agite la bande de Gaza. Elle concerne le voile, imposé aux femmes tantôt par la contrainte pure et simple, tantôt plus subtilement par ce que les islamistes appellent l’“exhortation au bien”. Le gouvernement du Hamas se garde bien de passer par la loi, mais il fait le nécessaire pour décourager ceux qui voudraient s’y soustraire. En juin, le ministre des Affaires religieuses du gouvernement du Hamas a lancé une campagne de sensibilisation sous le mot d’ordre “Oui à la vertu”. Alors que Gaza continue d’être assiégée et de souffrir, qu’il n’y a toujours ni eau ni électricité, le Hamas n’a rien trouvé de mieux à faire que de remarquer la “propagation de certains comportements immoraux”. Pour savoir ce que le Hamas considère comme immoral, il suffit de lire le télégramme envoyé par le ministère de l’Intérieur au Premier ministre pour lui demander de tout faire pour assurer un “été propre”. Des fragments de ce télégramme ont été publiés sur le site Islam Online, proche des Frères musulmans. L’immoralité, c’est la “corruption des moeurs qui se répand dans l’espace public”, à savoir “les soirées mixtes, les cafés où l’on peut consulter Internet sans surveillance, la mixité à l’université, des comportements excessifs en pleine rue”.

“GAZA DIRA TOUJOURS OUI À LA VERTU”

Dans le cadre de cette campagne, le ministre des Affaires religieuses a fait imprimer des centaines de milliers d’affiches pour les apposer dans les administrations, les universités et les écoles. Il paraît qu’elles ont été imprimées en Egypte et importées à Gaza en contrebande. Elles comportent des versets coraniques et des paroles du Prophète incitant à la vertu. Elles abordent différents sujets, tels que le tabagisme, les drogues dures, les sites Internet pornographiques et ce qui est présenté comme “les détestables chaînes de télévision qui corrompent la famille et les générations futures”, allant jusqu’à énumérer les “chaînes recommandables”. L’affiche qui en dit le plus long sur la nature de cette campagne est celle qui concerne le voile. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, elle ne vise pas les femmes non voilées, car il n’y en a quasiment plus à Gaza, à la suite d’énormes pressions politiques et sociales ; elle vise plutôt les femmes voilées d’une manière qui ne correspond pas aux normes du Hamas. On y voit des diables rouges face à des femmes dont le péché n’est pas d’avoir laissé échapper une mèche, aussi petite soit-elle, ni d’avoir laissé apparaître leur nuque ou leur cou, mais seulement de porter un pantalon. En dessous, ces mots : “La dernière mode du voile, fabrication 100 % diabolique”. On y voit aussi un dessin avec une femme portant le voile “islamiquement correct”, avec cette phrase : “Le vrai voile, ton chemin vers le paradis”.

Ce qui est amusant et affligeant à la fois, c’est la phobie que certains responsables ont développée à l’égard de mannequins en plastique dans les magasins de vêtements féminins. Des prédicateurs et des barbus ont en effet demandé aux commerçants de les enlever et de ne pas exposer de sous-vêtements. Youssef Farhat, un des directeurs de la prédication et de la bonne guidance au ministère des Affaires religieuses, avait clairement annoncé, selon IslamOnline, que la campagne “Oui à la vertu” comporterait des visites sur le terrain, y compris dans les magasins de vêtements, avec distribution de brochures expliquant comment se mettre en conformité avec les règles. Il voulait ainsi en finir avec le spectacle “indécent de mannequins et de photos de femmes nues”.

Youssef Farhat s’est dit optimiste quant au succès de la campagne, expliquant que Gaza était “une ville conservatrice” qui ne connaissait pas “la nudité et les cheveux au vent”. “Gaza dit toujours oui à la vertu”, a-t-il estimé. “Avec l’aide de Dieu, nous réussirons à éliminer tout ce qui entache sa pureté”, a-t-il conclu. Le comble du ridicule, ce sont toutefois ces mannequins sans tête qui ont fait leur apparition. C’est le représentant du ministère des Affaires religieuses, Abdullah Abou Jarbou, qui a dévoilé leur secret dans une déclaration à l’Agence France- Presse. “Nous faisons appel aux propriétaires pour qu’ils retirent ces figures féminines. Ou au moins pour qu’ils leur ôtent la tête. Ainsi, ce ne sont plus des représentations d’êtres vivants, interdites par notre Prophète”, a-t-il expliqué. La phobie des intégristes à l’égard du corps féminin ne s’arrête donc pas aux personnes en chair et en os et ne se justifie pas par le souci de préserver la dignité humaine. Elle touche également le plastique sans âme ni chair pécheresse, dont le seul “crime” est de leur rappeler la frayeur qu’ils éprouvent face au corps de l’autre sexe.

UN TEST POUR LES LIBERTÉS ET LE PLURALISME DES MODES DE VIE

Pendant que le Hamas passe ainsi son temps et qu’il lutte contre le Fatah de Cisjordanie pour remplir les prisons et violer les droits de l’homme, Israël continue à grignoter du terrain, à construire des colonies [en Cisjordanie], à semer la division parmi les Palestiniens et à creuser le fossé qui sépare Gaza de la Cisjordanie. Usant du même raisonnement sophiste avec lequel il discute de l’âme des mannequins, le Hamas justifie sa décision d’imposer aux avocates le voile et un long manteau de couleur sombre. C’est ce qui ressort de la décision du président du Haut Conseil de la justice, Abderraouf Al-Halabi, le 9 juillet. Il se perd en arguties, expliquant que sa décision n’obéit pas à un objectif idéologique puisque le mot “hidjab” n’apparaît pas dans le Coran. Il prétend qu’il est simplement parti du constat selon lequel 95 % des avocates s’habillent déjà ainsi et qu’il doit donc assurer l’homogénéité de leur tenue. Quant au ministre de la Justice, Mohammed Faraj Al-Ghoul, il a trouvé des arguments encore plus originaux. Il a comparé le voile à la perruque des juges britanniques, qui leur confère “de la dignité et marque leur statut particulier pendant le procès”.

Face à cette situation surréaliste, certaines réactions ne sont pas faites pour arranger les choses. Voilà que l’homme blanc colonisateur, qui n’hésite pas à tuer des femmes et des enfants au cours de “frappes chirurgicales”, se met à pleurer sur le triste sort de la femme musulmane. Ainsi, le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a déclaré devant des généraux du Conseil de la sécurité nationale qu’il y avait “une lutte de civilisation dans la région, entre les fondamentalistes d’un côté, les progressistes de l’autre”. Il a également expliqué que le Hamas était sur le point de tomber. “Ce sont les Palestiniens eux-mêmes qui vont s’en débarrasser, parce qu’ils ne supportent plus sa politique répressive.” La preuve en serait que le Hamas choisit d’“imposer le voile par la force, à la manière des talibans”. Nétanyahou, qui interdit la livraison de produits alimentaires et de matériaux de construction dans les Territoires occupés et qui em - pêche les Palestiniens de circuler librement, n’a pu résister à son penchant crâneur. “L’islam radical va finir par s’incliner devant la libre circulation des idées, la révolution scientifique mondiale et les progrès de la technologie”, a-t-il affirmé. La réponse à ces mesquineries est venue du porte-parole du Hamas, Sami Abou Zuhri. Et, comme il fallait s’y attendre, celui-ci a fait exactement ce que le Premier ministre israélien attendait de lui. Il s’en est pris au Fatah. “Les déclarations de Nétanyahou prouvent une nouvelle fois la complicité entre le Fatah et l’occupant sioniste face au peuple palestinien et à la résistance. Si l’occupant tient à la culture de la nudité, la première chose à faire pour nous est de préserver une culture vestimentaire conforme à nos traditions et à notre histoire”, a-t-il déclaré. Que répondre à cela ? Nos pères et grands-pères n’ont-ils pas combattu le colonialisme ? Ne se sont-ils pas dressés contre le mépris dans lequel était tenue notre culture ? Est-ce que cela les a empêchés pour autant d’adopter les valeurs de la modernité, de s’ouvrir au monde et d’aller de l’avant dans la libération de la femme ? La libération nationale n’est pas incompatible avec les libertés individuelles. Au contraire, ces libertés font partie intégrante de la lutte nationale, voire en constituent la condition indispensable, puisqu’elles permettent à la société de déployer son énergie et d’inventer les moyens de faire face à l’occupation. Ce qui se passe aujourd’hui à Gaza est un véritable test concernant la manière dont les islamistes gèrent non seulement la mode vestimentaire des femmes, mais plus généralement les libertés, les droits des minorités et le pluralisme des modes de vie. C’est un scandale d’utiliser la cause palestinienne pour restreindre les libertés publiques et individuelles. Le mot Palestine a toujours été assimilé au désir de liberté. Ce serait dommage qu’il en arrive à désigner son tombeau.

Ali Al-Atassi

Source : Courrier International n°983

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jeudi 17 septembre 2009

Gaza sous le règne du Hamas (1)

Gaza_sous_le_Hamas

Dans un sondage Islamiqua datant d’octobre 2008, 71 % de nos lecteurs ont répondus que si une catastrophe humaine se produit à Gaza, le Hamas serait le principal responsable.

Heureusement, jusqu’à aujourd’hui, Gaza n’a pas connu de catastrophe humaine malgré les nombreuses difficultés par lesquelles elle continue de passer. Cela n’empêche, le danger persiste toujours surtout que le Hamas ne semble rien faire pour améliorer la situation des habitants de la bande.

Coupé du monde extérieur, en guerre (médiatique) contre le Fatah et face à une dissidence islamiste salafiste qui lui fait peur… le Hamas réplique par une « fanatisation » de plus en plus observable de ses pratiques et de ses politiques. Délaissant les dossiers économiques et renvoyant aux calendes grecques le règlement des différents politiques avec les autres composantes de la société palestinienne, le Hamas ne s’intéresse désormais qu’à la traque des femmes « pas assez voilées » avec une volonté de punir tous les « comportements immoraux ».

Illustration…

Tenues imposées, menaces, interdits, le Hamas accentue les pressions sociales sur Gaza

Sur les plages de Gaza, les femmes ont désormais intérêt à ne pas rire trop fort, sous peine d’une réprimande de la police du Hamas. Asma’ Al-Ghoul, une journaliste palestinienne âgée de 27ans, connue pour ses écrits pro laïcité et son dédain farouche du hijab, le voile islamique, peut en témoigner. A la fin juin, alors qu’elle sortait d’une baignade avec des amis, vêtue d’un jean et d’un tee-shirt comme le veut la norme à Gaza, des hommes en uniforme noir l’ont accostée, lui reprochant de s’esclaffer en public. Circonstance aggravante à leurs yeux, la jeune femme, qui est divorcée, n’était accompagnée d’aucun chaperon. «Les citoyens se plaignent de ton comportement», ont lancé les militants zélés avant de lui confisquer son passeport. Il a fallu que ses amis activent leurs relations au sein du mouvement islamiste pour que ce document lui soit rendu. «Un porte-parole du Hamas m’a appelée pour s’excuser, raconte Mme Ghoul. Il m’a dit que c’était une initiative isolée, pas la politique du gouvernement. C’est l’excuse habituelle. En réalité, ce genre d’incidents se multiplie ces derniers temps. Les islamistes s’attaquent à la société parce que sur le plan politique, ils ont échoué.»

De fait, les rues de Gaza bruissent en permanence d’anecdotes sur l’intrusion des meshayekh (« les barbus») dans le quotidien des habitants. Hassan Tamimi, un jeune fonctionnaire, explique comment des miliciens l’ont sommé de produire son contrat de mariage, un soir où il dînait au restaurant avec sa femme. Abdel Halim Al-Ghoul, le directeur d’un centre culturel, raconte les pressions auxquelles il est soumis pour cesser les cours de dabka, la danse folklorique palestinienne. Rabah Mohanna, un médecin, assure que des marchands de vêtements ont reçu l’ordre de ne plus exposer de mannequin féminin en vitrine. Le conseil du barreau de la bande de Gaza déclare avoir reçu une consigne officielle obligeant les avocates à se vêtir du hijab et du jilbab, une longue tunique qui descend jusqu’au pied. Une mesure similaire serait en préparation pour les lycéennes…

Incontestablement, un climat de répression sociale s’installe à Gaza, sans que l’on puisse dire avec certitude s’il est le produit d’une volonté délibérée du Hamas, le reflet d’un laisser-faire complaisant ou le témoignage de son débordement par des groupuscules fondamentalistes. «Il y a des velléités de mettre en place le programme social, dit un expert étranger implanté à Gaza. Le boycottage international nourrit l’extrémisme. Ce qui se passe est beaucoup plus subtil qu’une “talibanisation”. Mais il est clair que des gens au sein du Hamas se satisfont de moins en moins de la seule dawa [la prédication] et qu’ils réfléchissent à une islamisation par le haut.» Ahmed Youssef, conseiller du premier ministre Ismaïl Haniyeh, l’un des visages modérés du Hamas, conteste cette analyse. «Ce ne sont que des rumeurs propagées par ceux qui veulent faire de notre gouvernement le royaume de l’obscurantisme», dit-il. Il mentionne une déclaration de M.Haniyeh condamnant des abus perpétrés par des policiers. «Mais allez voir au Deira [l’hôtel le plus chic de Gaza] tous ces garçons et ces filles qui se prélassent, en fumant le narguilé. Il y a deux semaines, j’y suis passé avec une délégation d’étrangers venus partager les souffrances du peuple palestinien. C’était comme la Riviera. J’étais rempli de honte.»

«Dur avec les pauvres»

L’endroit reste le refuge de la bourgeoisie libérale de Gaza-ville. En soirée, les représentants de ce micromilieu – ceux qui n’ont pas encore émigré à l’étranger – affluent sur la terrasse ouverte à la brise du large, en tenue d’été. Un privilège dont Asma’ Al-Ghoul profite sans en être dupe. «Le Hamas protège le Deira parce qu’il est respectueux avec les riches, dur avec les pauvres, comme tous les despotes de la région.» Quelques kilomètres plus au nord, sur la plage de Beit Lahiya, le prolétariat des camps de réfugiés oublie dans l’écume des vagues la cruauté du blocus israélien. Mais cette année, la baignade des hommes doit se plier à un code vestimentaire précis : short jusqu’aux genoux et T-shirt obligatoire. Deux policiers barbus patrouillent le long du rivage. Certains apprécient. Mais pas Ziyad, un instituteur : «On a eu droit à la guerre, aux destructions, au bouclage. Voilà maintenant les pressions sociales. Ça suffit, on en a marre!»

Source : Le Monde du 02-08-2009

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Posté par Hamza Belloumi à 02:02 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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vendredi 9 janvier 2009

Gaza sous le feu : Les conséquences de l’impuissance arabe

manifestation_anti_egyptienne_au_Liban

L’impuissance des pays arabe à avoir une politique étrangère commune aura des conséquences. D’une part, la nature ayant horreur du vide, si les pays arabes ne disposent plus de voix audible sur le plan international et ne peuvent par voie de conséquence prétendre au rang de puissance régionale, d’autres pays de la région essayeront de combler ce vide. Tel est le cas de la Turquie et de l’Iran.

D’autre part, face à l’impuissance des régimes arabes devant les crimes de l’armée israélienne, nous aboutiront obligatoirement à la radicalisation de la « rue » arabe :

- Pour ce qui est de la Turquie :

Depuis quelques années, et plus exactement depuis la guerre américaine contre l’Irak, la Turquie a compris qu’en période de discorde et d’effritement arabe, elle avait peut être un rôle important à jouer.  Ses prises de positions sur les « affaires » du Proche Orient se sont multipliées et désormais les déclarations de son ministre des affaires étrangères sont aussi –si non plus- importantes pour les journalistes que les déclarations de n’importe quel ministre arabe. Cette position lui permettra de jouer par la suite le rôle d’intermédiaire dans des négociations indirectes entre la Syrie et Israël. Le bombardement de Gaza viendra confirmer et amplifié ce rôle de puissance régionale de la Turquie. Parmi les rares pays à avoir utilisé un langage un peu musclé à l’encontre d’Israël après le bombardement de Gaza, la Turquie a annulé une visite en Israël  prévue pour son président, et son premier ministre a commencé une tournée régionale dans les pays arabes de la région dans le but de… concilier les arabes.   

- Pour ce qui est de l’Iran :

Cauchemar des pays arabes « modérés » de la région, l’Iran et l’une des causes principales de la discorde arabe. Le pays de la révolution islamique fait peur pour ses ambitions idéologiques (diffusion du shiisme) et ses ambitions militaires (possession de la bombe Atomique).

L’Iran, dans le but d’échapper aux pressions qu’elle subit pour son programme nucléaire, a souhaité elle aussi intervenir dans les « affaires » du Proche Orient. Désormais, elle soutient le Hezbollah au Liban et le Hamas en Palestine et déclare vouloir en finir avec l’Etat hébreu. Ce qui lui vaut la sympathie de la « rue » arabe exacerbée par l’impuissance des gouvernements de la région. 

- Pour ce qui est de la radicalisation des populations arabes :

Dans la guerre entre pays arabes « modérés » et pays arabes « extrémistes », il semble que ces derniers ont gagnés la première bataille, celle de l’opinion publique. En effet, depuis les premières frappes sur Gaza, l’Egypte a été la cible de toutes les critiques. Pour la première fois dans l’histoire du monde arabe, ses ambassades dans plus d’une capitale arabe ont été la cible de milliers de manifestants. Certains observateurs ont même étaient surpris par la colère que la « rue » arabe avait à l’encontre du régime égyptien. Pendant les premiers jours du bombardement israélien, l’Egypte a subi autant d’indignations de la part des populations arabes qu’Israël.

Mais au delà de l’Egypte, ces manifestants visaient l’ensemble des pays arabes « modérés » qui ont fait le choix de ne pas soutenir le Hamas. Effrayés par les images de morts diffusées en permanence par Al Jazerra (mobilisée dès les premiers bombardements), endoctrinées par le Hamas et le Hezbollah qui se déclarent être « les seules défenseurs de la Oumma (la communauté des Croyants)», les populations arabes se radicalisent de plus en plus, considèrent que les attaques israéliennes ne visent pas seulement le Hamas ou les palestiniens mais plus généralement l’islam et les musulmans, et jugeant qu’avec des régimes arabes « modérés » dans leurs relations avec l’Occident, l’Islam était en danger, ils n’hésitent plus à se déclarer pro-Hamas (pour les sunnites) ou pro-Hezbollah (pour les shiites).   

Ainsi, la guerre israélienne menée contre la bande de Gaza aurait des conséquences diamétralement opposées à celles espérées par les israéliens et leurs alliés américains : le Hamas ne sera pas détruit, il aura le soutien d’une majorité d’arabes, les discours radicaux seront de retour et toute idée « modérée » ou « réformatrice » sera désormais très mal perçue.

Posté par Hamza Belloumi à 08:00 - Je le dis comme je le pense - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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mardi 28 octobre 2008

Gaza … au bord de l’explosion !

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L’homme représente le Hamas qui tient entre ses mains Gaza … au bord de l’explosion !

                                                                                                                                                                                        

La situation a Gaza est de plus en plus insupportable. Le Hamas continu de contrôler la région alors que la situation économique et humaine serait sur le bord de l’explosion.

 Qui est le responsable de la dégradation de la situation à Gaza ?

 Pensez vous que le Hamas doit céder face aux pressions ?

 Ou plutôt qu’il doit continuer dans la direction qu’il a pris ?

Je vous invite à répondre à ces questions en laissant vos commentaires et/ou en répondant au sondage ci-dessous :                                                                                                                                                                

                                                                                                                                                                                       

   Sondage Islamiqua

Posté par Hamza Belloumi à 18:23 - Les sondages Islamiqua - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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