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jeudi 14 février 2008

Le voile et la Turquie

manif_en_TurquieC’est désormais officiel, dans quelques jours, date de la promulgation par le Président de la République turque du nouvel amendement constitutionnel, toutes les femmes qui souhaitent porter le hijab à l’intérieur des facultés turques peuvent le faire sans aucun problème.

Cela s’inscrit dans l’ordre normal des choses étant donnée que la Turquie est gouvernée aujourd’hui par un Parlement majoritairement islamiste, un gouvernement entièrement islamiste et un président parfaitement islamiste.

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Les avis sur ce sujet divergent, il y a ceux qui considèrent qu’il ne s’agit là que d’un simple retour à la normale ; le port ou non du voile est l’une des « libertés individuelles » et méconnaître ce droit reviendrait à transgresser les droits de l’homme. Pour d’autre, cela n’est que la confirmation du triomphe de l’islamisme dans le monde musulman en général et en Turquie en particulier.

Pour ma part, je considère, quelque soit le camp qu’on soutient dans cette guerre entre laïque et religieux, qu’on ne peut contester le fait qu’il s’agit là d’une régression dans la situation de la femme en Turquie et ailleurs.

La raison qui me pousse à dire cela est simple : si l’on considère que le port du voile est une obligation religieuse que les musulmanes sont tenus de respecter, nous seront dans l’obligation de dire que la Charia est obligatoire est que nous sommes tous tenus de respecter et d’appliquer ce qu’elle prévoit. On aura ainsi élevé le travail d’un certain nombre de religieux musulmans du rang de l’humain et du discutable au rang du sacré et de l’indiscutable.

Car nous l’avons dit et redit plusieurs fois : ce n’est pas la Coran qui impose le port du hijab mais c’est la Charia. Or la Charia est constituée d’un ensemble d’obligations dites religieuses que les Oulémas musulmans ont inventés en se basant sur leur interprétation personnelle du Coran et de la Sunna du Prophète : c’est dire le caractère subjectif d’un tel texte.

Et le danger de ce corpus de règles découle du fait qu’il est caractérisé par l’existence en son sein d’un très grand nombre de règles inhumaines qu’une certaine interprétation de l’islam dans une certaine période a permis aux religieux d’imaginer.

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La situation est donc la suivante : ce n’est pas le voile qui pose problème en soi mais c’est la légalisation du port du voile et sa reconnaissance comme étant une obligation religieuse qui poserait problème parce qu’une telle reconnaissance reviendrait à reconnaître la force obligatoire de la Charia et par conséquent à intégrer les règles qu’elle contient dans les législations des pays  musulmans.

Car c’est là la prochaine étape de ce processus : aujourd’hui, on vous dit que le respect de la liberté personnelle vous oblige à respecter le droit des femmes à porter ou non le voile. Mais demain, on vous dira que le respect de la liberté du culte vous oblige à respecter (si non à appliquer) les règles prévus par la Charia.

Ainsi la boucle sera bouclée ; de la liberté de porter ou non le voile nous passerons à l’obligation du port du voile pour toutes les musulmanes, à une séparation stricte dans l’école, dans les supermarchés, dans les bus, et pourquoi pas dans les rues entre hommes et femmes, à l’application des peines corporelles inhumaines prévus dans la Charia, à l’abandon du processus démocratique qui serait en contradiction avec les textes de la Charia…

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Voila pourquoi nous considérons que le retour du voile est dangereux. Mais le paradoxe vient du fait que celles qui seront les premières victimes de ce retour triomphale du voile sont celles même qui défendent aujourd’hui le port du foulard islamiste. Le voile n’est que le premier pas dans la privation de la femme de ses droits et libertés. C’est une privation consentie qui donnera aux religieux le droit d’appliquer à ces dernières l’ensemble de la littérature islamiste sur l’infériorité des femmes par rapport aux hommes, les devoirs qu’incombent à ces dernières et la manière d’être des femmes idéales. A savoir « ne jamais quitter le domicile de son père que pour celui de son mari et ne jamais quitter le domicile de son mari que pour sa tombe ».  Bel programme en perspective !

                                                                                                                                                                                          

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Posté par Hamza Belloumi à 10:54 - Reformer l'islam - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

dimanche 6 janvier 2008

54 % des arabes sont favorables aux attentats terroristes en Algérie !

aljazzeraQuelques heures seulement après les attentats meurtriers d’Alger le 11 décembre 2007, la chaîne de télévision Al Jazira avait demandée à ses téléspectateurs de répondre via internet à la question suivante : « Etes vous favorable à la poursuite des attentas suicides en Algérie ? » résultat : 54% des internautes ont répondu par oui !

Choquée par la réponse des téléspectateurs et surtout inquiète de la compagne qui avait été lancée contre elle par les médias algériens qui l’avait condamnée en raison de ce sondage d’apologie du terrorisme, Al Jazira s’est empressée –pour la première fois de son histoire- de retirer le sondage de son site internet sans plus d’explications.

Mais au-delà de la bourde d’Al Jazira, qui avait certes dès le départ mal posée la question, le plus inquiétant dans cette histoire c’est le résultat du sondage lui-même auquel ont participé pas moins de 5000 personnes.

Comment peut on expliquer que la majorité des participants se sont prononcés pour les attentats terroristes ?

S’agit-il réellement d’un taux qui a été réalisé grâce « à la forte mobilisation d’une minorité extrémiste et, en corollaire, un manque d’engagement de l’opinion publique dans son ensemble, souvent d’ailleurs qualifiée, dans le monde arabe, de majorité silencieuse » comme croit le savoir le rédacteur en chef de l’hebdomadaire tunisien l’Expression Ridah Kefi. Ou bien ce résultat traduit une donnée très importante et fort inquiétante et que d’ailleurs tout le monde se presse de détourner et de cacher et qui est le degré de fanatisme qui existe à l’intérieur de chacun d’entre nous.

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Soyons honnête et disons le clairement : si 54 % des internautes se sont prononcés pour les attentats suicides en terre musulmane et contre des musulmans, c’est qu’il y a un grave problème. Et au lieu d’essayer de trouver les justifications ou les excuses d’un tel résultat, nous devons commencer par le condamné avant d’essayer de lui trouver un remède.

Car contrairement à ce que pense beaucoup de gens, je crois que ce résultat n’est pas le fruit d’une mobilisation islamiste et n’est même pas le fruit des islamistes seulement mais aussi d’internautes qui ne sont pas forcement des extrémistes.

Le fanatisme existe chez une large tranche des musulmans et ceci vient principalement non pas de l’islam mais d’une certaine culture et d’une certaine interprétation de l’islam. Rappelez vous les scènes de joie que Beyrouth et Gaza avaient connu suite aux attentats du 11 septembre 2001. Ces scènes là n’étaient pas composées que d’islamistes.

Rappelez vous aussi le fait que malgré les attentats terroristes quasi quotidien que l’Irak connaît depuis des années contre les civils irakiens, aucune protestation et aucune manifestation n’a été lancée dans n’importe quelle république arabe pour dénoncer le massacre des innocents.

Et je ne parle même pas d’Oussema Ben Laden qui est toujours considéré par beaucoup comme un héro et un modèle et qu’un des plus important journaux arabes (Al Quds Al Arabi) continu d’appeler "Cheikh Oussema" et refuse de qualifier de terroriste.

Posez la question à votre entourage pour savoir si l’on considère Ben Laden terroriste ou pas et vous aurez un résultat similaire à celui du sondage d’Al Jazira sur les attentats d’Alger.

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Je pense que ce sont ces vérités là qu’on a l’obligation et le devoir de dire. Ce n’est que de cette manière que nous parviendrons à déclencher la sonnette d’alarme. Dire qu’il existe de la sympathie dans nos populations pour le djihadisme aveugle est sans doute le premier pas douloureux mais nécessaire pour trouver un remède à un phénomène que si l’on continu à ignorer ou à cacher finira un jour par triomphe. 

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Posté par Hamza Belloumi à 09:33 - Reformer l'islam - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

dimanche 21 octobre 2007

Démocratie pour tous ? (2) : La démocratie est-elle concevable dans le monde musulman ?

democratie

Une telle question peut sembler ridicule pour certains.

Cette question reviendrait en fait à poser une autre question encore plus claire : l’islam et la démocratie sont-ils incompatibles ?

Or le fait même de poser de telles questions ne me semble pas très innocent car pourquoi n’avons-nous pas poser les mêmes questions pour les autres religions ? Et pourquoi nous nous sommes pas interrogés seulement sur la compatibilité de la religion avec la démocratie d’une manière plus générale ?

L’islam est-il aussi original que ça ? Est il une religion qui pose problème avec la démocratie ? Et si oui est-il la seule religion qui pose problème avec la démocratie ?

Et enfin, quelqu’un pourrait nous dire :  

Pourquoi l’islam ne serait-il pas compatible avec la démocratie ?

Tout cela est recevable, sauf que poser une telle question aussi subjective qu’elle soit peut nous donner des éléments de réponse à toutes les autres questions si l’on considère que l’islam est l’un de plusieurs phénomènes religieux que nous connaissons. (Par phénomène religieux, je vise toutes les religions, les confréries, les sectes, etc.) 

Commençant alors par dire que tout phénomène religieux peut déboucher sur un système (de gouvernement ou de pensée) anti-démocratique.

democratie_projectLes ingrédients sont bien connus : il suffit de ne pas reconnaître une place primordiale dans les institutions de l’Etat à la volonté du Peuple, de ne pas reconnaître une égalité entre tous les citoyens, de prétendre détenir La vérité et dire la volonté de Dieu… pour que vous soyez dans un système foncièrement anti-démocratique.

Or pourquoi tout phénomène religieux peut déboucher sur ce système ?

Simplement parce que tout phénomène religieux peut accorder une place aussi importante, aussi capitale et aussi dominante au divin tel qu’il finit par s’imposer par tout et pour tous. Or une société où le divin, où le religieux règle tout et interfère par tout ne peut être une société démocratique partant du principe que dans de telles sociétés la voix du Peuple n’existe pas et même si elle existe son poids est extrêmement négligeable devant la volonté divine.

Cela dit, si le phénomène religieux face auquel on se trouve débauche sur le tout divin et l’exclusion implicite du peuple, cela veut dire que c’est un phénomène qui n’est pas compatible avec la démocratie.    

La question ne concerne donc pas seulement l’islam et sa réponse sera valable pour l’ensemble des phénomènes religieux.

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Donc, pour savoir si l’islam est oui ou non compatible avec la démocratie, nous devons s’interroger sur la place qu’il accorde au divin et sur celle qu’il réserve aux citoyens.

Et pour avoir une idée sur cette place, je ne vais pas procéder par le traditionnel jeu de cache-cache auquel s’adonnent d’éminentes personnalités musulmanes qui lorsqu’elles se trouvent face à un auditoire non musulman crient haut et fort, sourates à l’appui, que l’islam est parfaitement compatible avec la démocratie. Alors que lorsqu’elles se trouvent face à un auditoire musulman, elles s’empressent, sourates à l’appui, de montrer qu’en islam rien n’est laissé au Peuple et que tout est issu de la volonté divine.

Je vais me limiter à la définition même de l’islam sans recourir aux sourates dont l’utilisation subjective et sélective par certains a fini par les rendre capable de défendre la chose et son contraire.

Que veut dire en fait le mot islam ?

Tout va dépendre là aussi de la définition que nous allons donner à l’islam :

Pour une majorité de musulmans, l’islam est d’abord une foi, ensuite un ensemble d’obligations et d’interdits. Si l’on considère l’islam de la sorte nous considérerons par voie de conséquence l’ensemble des obligations et des interdits qu’il édicte comme immuables et qu’aucune volonté ne peut les enfreindre. L’islam serait dans ce cas assimilé à la Charia qui est justement constituée par un ensemble de règles juridiques que les jurisconsultes ont élaborés par référence au Coran et à la Sunna du Prophète.

Continuant dans cette même logique, nous finirons par dire que la Charia gouverne les musulmans. Que ces derniers ne sont pas en mesure de la contester parce qu’elle est La volonté divine alors même qu’elle est composée de beaucoup de règles décidés par les jurisconsultes. Or affirmer cela reviendrait à dire que les jurisconsultes disent la volonté divine. Autrement dit qu’ils sont les dépositaires de cette volonté et donc les représentants de Dieu sur terre.

Chose qui est incontestablement refusée en islam à partir du moment où, s’il y a quelque chose qui distingue concrètement cette religion d’autres croyances c’est incontestablement le fait qu’entre Dieu et ses créatures il n’y a ni intermédiaires ni dépositaires.

C’est pour cette raison que je pense que l’islam ne peut être considéré comme un ensemble d’obligations et d’interdits même s’il y a aujourd’hui une majorité de musulmans qui le pensent ainsi.

Pour ma part, voilà la définition ou plutôt l’idée que je me fais de l’islam et à laquelle j’y crois :

En effet, je considère l’islam en tant que relation entre l’être et son créateur qui guide à travers le Coran ses créatures qui veulent bien le suivre sur le bon chemin afin qu’elles puissent gagner le Paradis. A mon sens, le Coran n’est pas un ensemble d’obligations et d’interdits, ce n’est pas un code juridique, ni encore moins « La constitution du musulman » comme le prêche certains. Mais c’est plutôt un livre d’orientation, un livre qui nous donne les clefs pour intérioriser un mode de fonctionnement et de comportement qui nous sera utile pour vivre ici bas et accéder par la suite au Paradis.

En deux mots je dirais que l’islam est d’abord un mode de pensée, une culture, un comportement et pas seulement une observation scrupuleuse mais sans âme  d’un certain nombre de rites et d’obligations qu’on fini par faire à force d’habitude et non en signe de croyance.

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Si vous avez la même idée que moi de l’islam ou une idée assez proche, et bien vous ne verrez certainement aucune contradiction entre votre foi basée sur votre relation personnelle avec Dieu et les principes de la démocratie représentative ni entre l’islam et le principe de la séparation entre le champ public et la vie privée.

Par contre, si de l’islam vous avez une vision politique, et bien votre position serait foncièrement opposée et l’islam pour vous ne serrez jamais compatible avec la démocratie.

C’est ce que nous verrons jeudi 1 novembre prochain dans le deuxième volet de ce dossier.

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Posté par Hamza Belloumi à 13:00 - Reformer l'islam - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

jeudi 18 octobre 2007

Démocratie pour tous ? (1)

democratie

La chaîne de télévision franco-allemande, Arte, vient de proposer en partenariat avec d’autres chaînes (dont Al Arabiya pour le monde arabe) et ce durant toute une semaine, une série passionnante de films documentaires sur la démocratie.

Sous le titre « démocratie pour tous ? » nous avons eu droit du 8 au 16 octobre dernier à 10 documentaires sur l’état de la démocratie dans (presque) toutes les zones géographiques du monde représentées par les USA, le Pakistan, la Russie, la Chine, le Libéria, l’Inde, l’Egypte, le Japon, la Bolivie et le Danemark.

La morale de l’histoire : La démocratie n’est pas donnée à tous, c’est une conquête toujours fragile.

Parmi les 10 films proposés, 2 ont concernés directement la démocratie dans le Monde arabe. Le premier diffusé le vendredi 12 octobre été réservé à l’Egypte et nous a fait découvrir le combat d’une association laïque du nom de Shayfincom (nous vous voyons !) qui s’est spécialisée dans la surveillance des élections en Egypte et qui agit principalement à travers son site internet : Shayfeen.com.

Le deuxième, diffusé le mardi 16 octobre sous le titre « Sacrées caricatures », est revenu sur l’affaire des caricatures du prophète Mohammed afin de répondre à cette question : la liberté d’expression a-t-elle des limites ? Et si oui la religion fait elle partie de ces limites ?

courrier_International_n_883Courrier International, le partenaire d’Arte dans cette aventure a proposé de son coté un numéro spécial (n° 883, du 4 au 10 octobre) extrêmement intéressant et (presque) exclusivement consacré à la démocratie.

Et la aussi, le monde arabo-musulman a eu une part importante des articles publiés : un dossier sur le Pakistan, un débat sur la ‘‘concevabilité’’ de la démocratie dans le monde musulman, et des articles sur l’Egypte, la Syrie, le Maroc et la diaspora Arabe.

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La question m’a paru très intéressante d’autant plus qu’ici à Islamiqua nous l’avons déjà abordée pour signaler d’un coté -chiffres à l’appui- que la démocratie est très appréciée en terre d’islam et d’autre part pour protester contre un clicher qui existe toujours et qui fait que beaucoup d’occidentaux (et même de musulmans) croient qu’aucun des 60 pays musulmans ne connaît la démocratie.

Nous avons alors démontrés que plusieurs Etats musulmans sont déjà des démocraties à part entière (Malaisie, Indonésie…) alors que plusieurs autres sont en transition démocratique. Sans contester que beaucoup de travail reste à faire.

(Le reste de l’analyse vous pouvez le consulter directement à cette adresse.)

Mais malgré cela, nous nous sommes jamais poser la question de la compatibilité de la religion en général et de l’islam en particulier avec la démocratie. Et c’est pour cette raison que j’ai décidé de consacrer un dossier à ce sujet.

Ce dossier de trois volets, dont vous êtes entrain de lire l’introduction, s’intéressera d’abord à la question de la compatibilité de l’islam avec la démocratie (sur deux volet) et ensuite à la question de la religion dans la démocratie d’une manière générale (et plus particulièrement en Europe).

Mais avons de publier le premier article de cette série, intitulée « la démocratie est-elle concevable dans le monde musulman ? », je vous invite à me poster les remarques et les commentaires que cette problématique vous inspire.

Et rendez vous le dimanche 21 octobre pour le premier volet de notre dossier.

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Posté par Hamza Belloumi à 22:12 - Reformer l'islam - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

samedi 1 septembre 2007

Lettre ouverte aux cheikhs islamistes

Tunisien_et_fier_fier_de_l_etre

Depuis quelques temps, j’ai cessé de regarder les émissions et les chaines de fatwas à partir desquelles un nombre scandaleusement grotesque de ces « avis autorisés » sort chaque jour. J’ai cessé de lire les pages entières consacrées à cette pratique dans beaucoup de journaux et de magazines arabes. J’ai arrêté de consulter les sites web « spécialisés » dans ce domaine où on découvre que des dizaines de milliers de fatwas sont rendus chaque jour.

Oui vous avez bien lus : des dizaines de milliers de fatwas issues d’un collège de savants qui n’ont d’autres préoccupations que de répondre aux questions des internautes !

J’ai arrêté cela parce que j’avais mare d’entendre les conneries de ces « savants », parce que trop c’est trop, parce qu’à force de poser des questions à longueurs de journées, les musulmans ont fini par poser tout ce qu’il y avait comme questions « raisonnables » qui pouvaient avoir un lien avec leur foi de près ou de loin.

Résultat ?

Les questions deviennent de plus en plus ridicules et les réponses encore d’avantage.

Mais il semble que se que je croyais être un phénomène de mode qui ne tardera pas à disparaitre est entrain de gagner de plus en plus de place et a de plus en plus d’adeptes.

La preuve ?

Regarder le nombre de chaines satellitaires religieuses qui ne cessent de se développer. Il y avait un temps où s’étaient seulement les chaines publiques nationales qui étaient chargées de présenter des émissions de fatwas avant ou après la prière du vendredi.

Aujourd’hui, à coté de ces mêmes chaines qui consacrent désormais plusieurs heures par semaines à ces émissions à grand succès, ce sont des chaines spécialisés qui ont vues le jour : Iqraa, Ennes, al majd, al risala, al fajr … des chaines qui se font une concurrence rude et se radicalisent parce que la plus radicale aura le plus grand nombre de téléspectateurs !

Mais, malgré le fait que j’ai arrêté de regarder ces chaines et d’entendre leurs bêtises, quelques uns de mes amis ne se privent pas de me raconter les dernières trouvailles des téléspectateurs ainsi que celles des cheikhs. Chose qui ne m’intéressait plus jusqu’au jour où j’ai remarqué, qu’avide de réponse à l’encontre de leurs interlocuteurs, nos savants commençaient à produire des fatwas qui dépassent toutes les lignes rouges !

Désormais, ils ne se contentent plus de fustiger les comportements « contraires à la Charia » (selon eux) de beaucoup de musulmans mais ils s’attaquent désormais à certains pays pour critiquer leur pouvoirs publiques, s’indigner de leur non application de la charia et s’étonner devant « l’immobilisme des frères et sœurs de ces pays ». Et ce qui m’intéresse dans tout cela c’est que le pays qui est le plus critiquer par ces savants, se trouve être … la Tunisie !

Eh oui, ces cheikhs ne se privent plus d’insultes à l’égard des tunisiens et de la Tunisie : « un pays où les hommes sont tellement excités dans la rue qu’ils doivent se doucher plusieurs fois par jour avant de faire leur prière », « des citoyens plus proche des apostats que des musulmans » … 

Mais le pire dans tout cela n’est pas tant ces insultes car ceux qui les formulent ne sont d’autres que des imbéciles heureux qui ne méritent même pas de s’attarder sur leur propos, le pire c’est qu’une partie des tunisiens commence à croire réellement que « du moins en matière de religion, les orientaux sont nettement supérieurs à nous », que « nous devons réviser beaucoup de choses afin de se conformer à la charia » et que « nous méritons tout ce qu’ils nous disent parce que notre pays est laïque est n’est pas islamique » !

Alors là moi je dis STOP, cela ne peut plus durer, ces cheikhs doivent être arrêtés, et nos citoyens doivent être réconfortés dans l’idée que ni en matière de religion ni en aucune autre matière, la Tunisie n’a de leçon à prendre ni de ces cheikhs ni de leur pays. Au contraire tous devrons se mettre à l’école Tunisienne s’ils espèrent un avenir meilleur pour leur pays !

Eh oui, je le dis haut et fort, nos n’avons besoin d’aucun cheikh arabe pour nous donner des leçons. Pour le faire, ces imbéciles doivent être mieux lotis que nous. Alors qu’ils ne le sont et inchallah ne le seront jamais !

Alors comme ça, la Tunisie est critiquée parce que les croyants doivent se doucher plusieurs fois par jours avant de faire la prière !

Pauvre cheikh, tu ne sais pas qu’on Tunisie est depuis longtemps nous n’avons plus autant d’obsédés sexuelles que vous. Tu ne sais pas qu’on Tunisie un homme n’est pas excité par le simple fait d’avoir aperçu les cheveux d’une femme ou le visage d’une collègue ?

Si par contre c’est votre cas, je vous invite vivement à aller voir un médecin car vous êtes probablement malade et il vous faut, à vous et aux hommes comme vous, un traitement d’urgence !

Mais si vous ne voulez pas vous faire soigner alors épargner nous vos conneries messieurs !

Car ici on Tunisie, on est fier de vivre dans un pays ou les femmes ne sont pas opprimés, ou les femmes s’habillent comme elles l’entendent et pas comme vous l’entendez.

Aussi en Tunisie on est fière -hommes et femmes- d’être des citoyens à part entière et d’avoir instauré l’égalité entre les sexes contrairement à vos pays ou la femme est soumise, insulter, répudier et n’est là que pour servir votre désir sexuel bestial.

Mais vous devez aussi savoir que je suis fier d’être dans un pays ou ceux qui veulent prier peuvent le faire et ceux qui veulent danser, chanter ou  boire peuvent aussi le faire.

Je suis fier d’être dans un pays ou on peut choisir de prier ou de ne pas prier.

Je suis fier d’être dans un pays ou on ne vous poursuit pas en justice parce que vous avez offert un jus d’orange à une fille sur une terrasse d’un café !

Je suis heureux d’être dans un pays où les amoureux n’ont pas à s’inquiéter parce qu’ils se tiennent la main dans la rue.

Je suis heureux d’être le citoyen d’un pays où la répudiation est interdite exactement comme la prostitution et non pas dans l’un de vos pays où vous légalisez par vos fatwas à la con la prostitution on lui donnant autre nom et autre forme !

Je suis fier d’être dans un pays ou les femmes travaillent là où elles le désir.

Où les femmes sont juges, médecins, professeurs, gouverneurs et ou un jour une femme pourra devenir premier ministre et pourquoi pas Présidente.

Je suis fier d’être le citoyen de ce pays messieurs et pas le soumis de l’un de vos pays où on n’est pas libre de prier ou de ne pas prier, où on peut vous poursuivre en justice parce que vous semblez ne pas respecter certaines obligations religieuses. Des pays où les femmes sont dans l’obligation de porter le voile si non le nikab et gare à celle qui ose sortir sans !

Des pays où les femmes ne peuvent servir que dans les maisons de leurs maitres … pardon, leurs maris. Où elles ne peuvent ni devenir juges, ni ministres, ni prétendre à gouverner un jour !

Des pays où les femmes ne peuvent même pas conduire une voiture !

Des pays où l’en tue sa sœur, sa mère ou sa femme parce qu’on l’a aperçue parler avec un étranger et ce sans se soucier de la justice qui ne vous condamnera (si jamais elle le fait) qu’a une peine dérisoire !

Des pays où les plus graves péchés sans commis sous les voiles et autres nikab ; Ou les filles se voilent le matin dans vos villes pour aller le soir faire le strip-tease dans l’une des boites branchées de l’Europe. Où vos princes dirigent la prière la journée avant de boire un coup dans la soirée.

Du moins, en Tunisie messieurs, on n’est pas des hypocrites comme vous. Ici, ce sont nos convictions qui nous guide et pas les fatwas qu’on applique le matin pour transgresser la nuit.

Mais je dois vous dire aussi que je suis fier d’être dans un paye ou l’islam est d’abord une religion pas une idiologie comme dans vos pays. Ici l’islam est une religion pacifiste, une religion d’amour et de développement et pas une idéologie de haine, de fanatisme et de terrorisme. Ici en Tunisie, on n’exporte pas les terroristes messieurs !

Et le peu d’extrémistes que nous avons sont vos disciples. Ils sont l’œuvre de vos livres, vos CDs, et vos fatwas criminelles.   

Mais peut être que ces critiques, je ne devrais pas vous les adresser car je doute que vos capacités intellectuelles vous permettent de saisir la différence entre l’islam que nous vivons en Tunisie et celui que subit vos citoyens.

Je devrais plutôt et en premier lieu m’adresser à mes concitoyens. Aux hommes et aux femmes de cette Tunisie qui sont considérés parmi les plus libres et les plus émancipés du monde arabe. Car ici Tunisiennes et Tunisiens, Dieu merci, et contrairement a plusieurs autres pays arabes, les religieux ne gouvernent pas ! 

Ici en Tunisie vous pouvez trouver des livres religieux qui vous réconfortent dans vos convictions comme vous pouvez trouvez des « traité d’athéisme », « maladie de l’islam » ou autre « grande discorde ». N’oubliez pas, Tunisiens et Tunisiennes que nous sommes un pays réformateur qui a connu et continu de connaitre un nombre important de savants qui ont tant donnés à ces pays musulmans ingrats.

Et pourtant, la Tunisie n’a jamais voulue influencer aucun de vos Etat.

Mais aujourd’hui, vous vous permettez de nous insulter, de nous réduire à de simples « disciples de l’occident », de fustiger notre histoire, notre patrimoine, et notre culture.

Vous croyez réellement que vous êtes supérieur ?

Vous croyez réellement que vous êtes le peuple élu de Dieu ?

Vous croyez réellement qu’il est simple de dicter à un Etat et à ses citoyens ce qu’ils doivent faire et ce qu’ils ne doivent pas faire ?

Et bien, croyait moi, le jour viendra où vous allez regretter tout ce que vous avait fait et dit à propos de ce pays. Le jour viendra où vos peuples vous jetteront à la poubelle de l’histoire et suivront le chemin de leurs confrères tunisiens émancipés.

Vous nous insulter parce que nos femmes sont libres et émancipées ?

Et bien préparer vous au jour où vos pauvres femmes soumises finiront par vous exiger leur liberté.

Préparer vous, car ce jour n’est plus très loin… !

Mais en attendant, sachez que nous sommes des tunisiens et nous sommes fier de l’être. Nous ne devons plus avoir peur d’être excommunier par des cheikhs imbéciles. Nous sommes majeurs, nous sommes des citoyens à part entière, nous n’avons pas besoin de guide pour nous conduire sur le « droit chemin ». Nous exigeons d’être respecter pour ce que nous sommes. Nous exigeons qu’on respecte nos choix. Nous exigeons que ces cheikhs gardent leurs conseils pour leur pays qui en auront plus besoin que le notre ! 

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mercredi 23 mai 2007

Du Liban au Pakistan en passant par la Palestine, les extrémistes nous contrôlent !

en_finir_avec_les_groupes_extremistes

Voici trois cas de figures à propos desquels j’aimerais vous entretenir : le premier est celui palestinien, avec les derniers développements de la situation inter-palestinienne. Le second est celui libanais avec les derniers développements de la situation interne au Liban et le troisième est celui pakistanais avec la guerre que livre le pouvoir de Musharraf aux extrémistes musulmans.

Quel(s) lien(s) entre toutes ces situations ?

Les voici : dans ces trois cas de figure, une guerre oppose l’Etat à de véritables milices paramilitaires. Dans ces trois cas, il s’agit de groupes islamistes extrémistes qui livrent une bataille à l’armée de leur propre Etat. Dans ces trois cas, il semble que l’armée étatique n’est plus en mesure de contrôler la situation. Dans ces trois cas, ce sont ces groupes extrémistes qui dictent la loi à suivre aux autorités étatique. Et enfin, dans ces trois cas de figure, les pays qui connaissent ces événements sont tous des pays musulmans.

ces_groupent_qui_nous_contolent__

1- La situation en Palestine :

Voici près de 2 ans (depuis le 22 août 2005) que les israéliens ont évacués Gaza, (un territoire de 40 Kilomètres abritant près de 1,5 million de palestiniens) et ont confiés ce territoire autonome -après 28 ans d’occupation- aux palestiniens.

Seulement voila, malgré qu’ils n’ont qu’une autonomie réduite sur un territoire extrêmement petit (pour ne pas dire invisible), les palestiniens ne cessent plus depuis quelques mois de se livrer à une bataille interne dignes d’un groupe d’imbéciles heureux qui ne comprennent que l’usage d’armes et pour qui la vie d’un frère n’a plus aucune valeur devant l’envie du pouvoir.

Commentaire d’un journaliste : «Le Fatah et le Hamas s’entretuent pour le contrôle d’une grande prison qu’on appelle Gaza alors qu’Israël en possède les clés ».

Voici un territoire ou les mots Etat, autorité, lois, institutions… n’ont plus aucun sens. Des groupes d’hommes armés sans scrupules se permettent de tuer en toute impunité des dizaines d’hommes et de femmes pour la simple raison de leur appartenance à l’une ou à l’autre des deux organisations.

De véritables milices qui se donnent le droit de bloquer les routes, d’instaurer des couvre-feux et de tuer toute personne qui oserait défier leur autorité.

En un mot, Gaza est devenue une zone de non droit.

Voici le résultat de la politique de l’armement massif des membres des deux organisations : ces membres font désormais ce qui leur plais ; ils n’écoutent plus les ordres de leurs supérieurs et foutent le bordel par où ils passent. Ils sont devenus de véritables criminels dont les mains sont entachées du sang de palestiniens innocents.

Et dire qu’on comptait sur ces hommes là pour libérer les territoires occupés !

Désormais, tous les membres des deux organisations qui ont participés aux honteux affrontements qui ont eu lieu à Gaza doivent être considérés comme des criminels assassins et doivent être poursuivis par la justice. 

L’autorité palestrinienne (qui n’est plus une) doit redonner du sens à son autorité, traduire les criminels devant les tribunaux, frapper fort toute personne incitant à la violence, désarmer les deux groupes, dissoudre leur branches armées, et rétablir l’ordre.

Dans un Etat (si jamais les palestiniens veulent toujours en avoir un) le pouvoir armé, tout le pouvoir armé, doit être détenu exclusivement par les institutions étatiques. Si non ? Si non -et je suis désolé de le dire- un Peuple qui n’arrive pas à s’autogérer ne mérite pas d’avoir son propre Etat. Un Peuple qui n’arrive pas à s’autogérer est un Peuple mineur qui n’aura droit à son Etat que le jour ou il franchira le seuil de la majorité.

Et ce n’est qu’amèrement que je constate que, plus d’un demi siècle après l’occupation israélienne, les palestiniens n’arrivent toujours pas à s’autogérer.

2- La situation au Liban :

Un autre groupe palestinien, Le Fatah Al-Islam, établit au Liban et qui est l’émanation  du groupuscule prosyrien Fatah-Intifadha, lui aussi une émanation du Fatah palestinien, a déclenché le 20 mai 2007 les hostilités contre l’armée … libanaise !

Voici un groupe armé, qui se trouve à l’intérieur de l’Etat libanais et qui se permet de mener la guerre à un Etat qui lui a ouvert ses portes.

Un groupe qui -comme tous les autres groupes armés qui se trouvent dans ce pauvre pays- est un véritable Etat dans l’Etat : il a ses propres institutions (Chefs, milice…), son propre peuple (les palestriniens des camps des réfugiés) et son propre territoire (les camps des réfugiés) où l’armée libanaise n’a même pas le droit d’y pénétrer !

Et des témoins racontent même que quelques membres de cette armée enlevée par Fath Al-Islam auraient été égorgés par le groupe !

Là aussi c’est le résultat de la politique de l’armement massif des prétendus groupes de résistance. Des groupes vis-à-vis desquels l’armée libanaise n’a aucune autorité et qui possèdent des hommes, des munitions, des techniques de guerre et des armes supérieurs à ceux de l’armée étatique.

Là aussi, il n’y a pas 36 milles solutions mais bien une seule : combattre ces organisations afin de les désarmais d’abord, les dissoudre ensuite. Traduire leurs chefs devant la justice et instaurer l’autorité de l’Etat sur l’ensemble de son territoire.

Aucune zone ne doit plus être laissé à aucun groupe et sous aucun prétexte.

Défendre le Liban c’est le travail de l’armée libanaise et non pas de pseudo-groupes de résistants qui n’hésitent pas le cas échéant à prendre les armes contre ceux qu’ils prétendent défendre. 

3- La situation au Pakistan :

Dans ce pays, l’un des brasier de l’intégrisme islamiste, le 6 avril dernier, dans la capitale Islamabad, des étudiants radicaux de la Mosquée rouge, l’une des plus extrémiste du pays, ont brûlés des milliers de CD et de DVD contenant des œuvres musicales et cinématographiques qu’ils ont jugés « immorales ». Poursuivant la compagne de moralisation de la société, le chef de milliers de filles et de garçons étudiants à l’école coranique dépendante de cette mosquée fondamentaliste et qui depuis des mois poussent sous la menace les magasins de musique à fermer leurs portes, a annoncé l’instauration de tribunaux islamiques pour faire appliquer la charia.

L’imam de la Mosquée rouge et même allé jusqu’à menacé de déclencher le djihad, la guerre sainte, si le gouvernement recours à la force contre ses étudiants qui ont instaurés des barrages et coupés toutes les routes menant à leur mosquée.

Tout cela se passe en présence d’un Etat et d’une armée qu’on décrit comme l’une des plus répressive au monde.

Pourtant, devant l’extrémisme islamiste même cette armée trouve beaucoup de mal à rétablir le calme et n’arrive même pas à libérer deux de ses membres pris en otages par les… étudiants !

Voici des étudiants qui se sont transformés en une milice armée et qui veulent dicter leurs lois aux pakistanais.

Et cela n’est que le résultat de la souplesse avec laquelle les autorités pakistanaises traitent avec des extrémistes criminels qui se croient les prophètes de Dieu sur terre.

●●●

Nous avons donc trois cas de figure où l’Etat a perdu son autorité, où de groupes islamistes armés contrôlent de larges territoires qu’ils ont occupés faisant de leurs habitants des otages.

Voici des groupes qui promettent à leur pays paix, stabilité et développement alors qu’ils ne diffusent que la haine et la mort.

Ce que je dis peut choquer plus d’un d’entre vous mais je le dit comme je le pense si nous sommes arrivés aujourd’hui à ce genre de situation c’est à cause de notre discours politiquement correcte qui nous oblige à nous cacher les vérités, qui nous conduit à considérer des criminels comme des martyres et à trouver des excuses à toutes les imbécillités qu’ils commettent.

Ayant le courage de dire la vérité : ces organisations islamistes, leurs membres et leur idéologie sont le pire cauchemar que le monde musulman connais. 

Et nous continuerons à subir leurs stupidités tant que nous n’aurons pas mis  un terme à leur existence.           

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Posté par Hamza Belloumi à 21:08 - Reformer l'islam - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

samedi 10 février 2007

Ces chiffres alarmants

Pour_QuiTous ceux qui ont déjà eu l’occasion de visiter ce blog savent bien que son credo étant défendre le réformisme et combattre l’islamisme dans le monde arabe, ce site s’adresse principalement aux arabes dans le monde entier et vise le développement d’un dialogue sérieux et fructueux sur l’islam, l’islamisme, le réformisme et le terrorisme dans le monde arabe, mais aussi, le site s’adresse à toute personne qui chercherait une autre information sur le monde arabe, une autre vision de l’islam et des musulmans, une vision qui est certes toujours minoritaire mais une vision qui continue d’exister malgré toutes les difficultés.

En parlant des difficultés et pour faire le lien avec les derniers posts et surtout la question relative au pourquoi de la régression dans le monde arabo-musulman, j’ai pensé qu’il serait intéressant de vous présenter une vue d’ensemble de la situation arabe. Une situation certes alarmante et qui se trouve être l’explication par excellence de tout ce que nous vivons :

1- le Monde Arabe compte quelques 270 millions d’habitants dont plus de 65 millions d’analphabètes : 60% de l’ensemble des femmes arabes et 44 % des hommes ne savent ni lire ni écrire (ce qui place les arabes en tête du peloton d’analphabètes dans le monde) !

2- Le nombre de ceux qui ont décrochés un diplôme d’étude supérieur s’élevait en 1997 à 10 millions.

3- Les dépenses relatives à l’éducation ne dépasse pas les 1 % du budget de l’ensemble des pays arabes (avec des pays qui dépensent beaucoup plus et d’autres beaucoup moins !)

4- En 1996, plus de 9 millions d’enfants en age de scolarité n’ont jamais connus le chemin de l’école.

***

Une fois ce tableau tracé voyant maintenant le poids et l’influence (du peu) des ‘‘intellectuelles’’ que nous avons :

1- Selon l’institut des informations scientifiques, l’ensemble des publications scientifiques publiées dans le monde entier s’élève, au cours des cinq dernières années, à 3.5 millions de recherches reparties comme suit :

- 37 % publiées par l’Union Européenne.

- 34 % par les Etats-Unis d’Amérique.

- 21 % par les Pays Asiatiques.

- 2,2 % par l’Inde.

- 1,3 % par Israël

- Entre 0 % et 0.03 % par chacun des pays arabes. (Il s’agit des plus mauvais résultats dans le monde) (!)

2- L’ensemble des livres traduits dans le monde arabe depuis 100 ans est moins important que ceux qui sont traduits annuellement par la …Grèce.

3- Israël a vendu en 1997 plus de 12 millions de livres, avec une moyenne de 3 livres par personnes et par an.

4- le nombre des livres traduits la même année a atteint 1,2 livre pour chaque million d’arabes alors qu’en Israël il était de presque …100 livres (!) pour chaque million d’habitant.

5- Selon les chiffres 2005 du bureau arabe de l’Union internationale des télécommunications, le Monde Arabe compterait près de 13 millions d’internautes sur un peu plus de 270 millions d’habitants dans 23 pays.

***

Avec une situation pareille, il est normal que les idées des réformistes ne trouvent pas beaucoup d’écho dans le monde arabe :

La moitié sont analphabètes et l’autre moitié n’accorde que peu d’intérêt aux journaux, livres, théâtre, cinéma, internet … et tout ce qui invite à la réflexion préférant utiliser le peu d’énergie et de moyens dont elle dispose dans la publication et la lecture de livres religieux qu’on ne cessent de rééditer depuis des siècles !

      

En lisant ces chiffres, n’est ce pas légitime de ce demander pour qui sommes nous entrain d’écrire ?