jeudi 21 février 2008
Caricatures du Prophète

Le journal danois Jyllands-Posten qui avait suscité la polémique il y a deux ans en publiant 12 caricatures du Prophète Mohammed, vient de republier, le mercredi 14 février, les fameuses caricatures et ce à titre de soutient et de protestation contre le projet d’attentat déjoué les 11 et 12 février par la police danoise et qui avait visé l’un des caricaturistes du journal auteur de la plus polémique des caricatures : celle qui représentait le Prophète avec un turban sous forme de bombe prête à exploser.
Cette nouvelle publication vient à son tour après la publication par 17 journaux danois le mercredi 13 févier de la caricature incriminée toujours à titre de soutient pour le caricaturiste incriminé.
A l’occasion de ces nouvelles publications, et des menaces de mort qui continuent de peser -deux ans après- sur les caricaturistes, j’ai décidé de revenir sur cette question afin de démontrer les vrais responsables derrière toute cette affaire.
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Des millions de manifestants partout dans le monde, des consulats européens brûlés, des dizaines de personnes mortes, des dizaines de marques boycottées, des ministres limogés et d’autres poursuivis en justice, des personnalités politiques qui s’excusent pour l’atteinte inadmissible aux sentiments des musulmans et des journalistes qui refusent toute censure au nom de la sacro-sainte liberté d’expression.
Vous l’avez devinez, sans doute, il s’agit là de certaines retombés de la publication par le journal danois Jylland-Posten de 12 caricatures du Prophète Mohammed sous le titre : « Les 12 visages de Mohammed ».
Des retombés et une polémique qui ne cesse d’accroître jour après jour depuis trois semaines pour former les éléments d’un chapitre inédit dans l’histoire des pays musulmans.
Depuis l’explosion des manifestations, la question de la publication de ces caricatures a été abordée de mille et une manière :
Pour certains ce n’est qu’une continuation de la problématique modernité et tradition en terre d’Islam, pour d’autres, il s’agit d’une nouvelle affaire illustrant la politique des deux poids, deux mesures entreprise depuis longtemps par l’occident envers tout ce qui concerne les musulmans.
D’autres encore l’analyseront comme une affirmation de la thèse relative au « choc des civilisations ». Sans oublier ceux qui considéreront cette affaire comme l’affirmation de l’inculture, de l’immaturité, du sous-développement et du recul des sociétés musulmanes, et ceux au contraire qui considèreront que l’affaire ne relève que de la croissance d’une islamophobie de plus en plus visible en occident.
Rare seront ceux qui analyseront cette situation comme découlant directement d’une certaine conception de l’Islam que les musulmans eux-mêmes diffusent partout dans le monde.
En effet, personne ne s’est interrogé sur le fait que sur « les 12 visages de Mohammed », il n’y a aucun portrait positif représentant l’Islam et son Prophète :
Pourquoi la majorité des 12 caricaturistes ont choisi de représenter le Prophète comme un fanatique, intolérant, autoritaire et même terroriste ?
Pourquoi il n’y avait personne pour le représenter comme un homme de bien, de paix, d’amour et de tolérance ?
Autrement dit, pourquoi les danois, et avec eux les européens, ont cette conception négative de l’islam ?
Je pense que la réponse à ces questions nécessite tout d’abord une réponse à une question encore plus importante : Qui est responsable de cette image négative de l’Islam et des musulmans ?
Même si je ne nie pas le fait que certains intellectuels, politiciens et journalistes Occidentaux s’amusent à diffuser la haine et l’intolérance à l’encontre de l’Islam et des musulmans, je ne peux nier -non plus- que nous sommes les (1ers ) responsables de cette conception.
Notre responsabilité est évidente et on peut la relever de deux manières :
1 d’abord, je pense que nous sommes responsables des idées
véhiculées par certaines de ces caricatures.
En effet, sur les 12 caricatures du Prophète j’ai été particulièrement frappé par 3 d’entres elles :
- la première représente un homme menaçant, tenant un couteau (ou
une épée) avec, à son arrière plan, deux femmes portant le nikab.
Qui est responsable de cette conception de l’Islam à savoir l’oppression des femmes par les
hommes et l’autoritarisme qu’ils exercent sur le genre féminin de leur famille ?
Ne sont-ils pas les musulmans (ou du moins certains d’entre eux) qui sont directement responsables de cette conception. Ne sont-ils pas les islamistes qui crient jour et nuit que la femme doit être subordonnée à l’homme et suivre ces injonctions ? Ne sont ils pas eux qui se disent être fidèles par leurs comportements à la Sunna du Prophète ?
Pourquoi s’étonner alors de voir un caricaturiste danois croire que le Prophète de l’Islam est à l’image de ces musulmans ?
- La deuxième, représente un homme sur un nuage s’adressant aux
« martyres » en leur affirmant qu’il n’y a plus de hour el ain au
paradis à cause du nombre important -et qui ne cesse de croître-
des chuhada.
Là aussi j’aimerai vous demandez à qui revient la responsabilité de cette conception ?
Ne sont-ils pas les musulmans qui utilisent le mot chahid à tort et à travers pour qualifier toute personne qui trouve la mort ?
Ne sont-ils pas ces mêmes musulmans qui incitent les jeunes à se sacrifier pour diverses causes afin de rejoindre le paradis et avoir pour épouses éternelles les hour el ain ?
- La troisième représentation, la plus blessante, est certainement là
ou figure un homme avec, à sa tête, une bombe, en forme de kéfié
prête à s’exploser : il s’agit d’un amalgame entre le Prophète et le
terrorisme.
Je repose ici la même question :
Qui a fait croire aux occidentaux que le musulman est synonyme de violence, intolérance et semeur de mort ?
Ne sont-ils pas les islamistes qui, par leur attentats perpétrés partout dans le monde, ont fait que certains occidentaux ne conçoivent plus les musulmans que comme des bombes humaines ?
Donc, avant de crier au scandale contre les caricaturistes danois, il faut crier au scandale contre nos fanatiques kamikazes qui ont permis par leurs comportements aux occidentaux d’avoir cette conception erronée de l’Islam.
2 Notre responsabilité ne s’arrête pas à ce stade mais elle le dépasse
avec une implication non moins importante que la première.
En effet, les musulmans condamnent aujourd’hui certains
occidentaux pour avoir diffamer le Prophète et à travers lui l’Islam.
Au-delà du fait que nous sommes les 1ers responsables de cette
diffamation, je pense que nous-mêmes avons diffamés L’Islam et en
particulier le Coran et nos lieux saints.
Comment est ce possible ?
Regarder les différents symboles et « logos » des multiples groupes islamistes et vous ne tarderez pas à trouver la réponse :
* Celui des frères musulmans représente le Coran entouré de deux
epées (!)
* Celui du attawhid wal jihad (le monothéisme et la guerre sainte)
représente le Coran au milieu d'un globe terrestre avec une mitraillette
Kalachnikov qui jaillit du Livre saint (!).
* Celui du « groupe salafiste pour la prédication et le combat » (le GSPC)
représente, à son tour, le Coran au milieu d’un sabre et d’une
mitraillette Kalachnikov (!).
* Ceux de toutes les organisations islamistes palestiniennes représentent
les territoires palestiniens et/ou la mosquée d’Al-Aqsa entourés d’épées
et de Kalachnikovs (!).
Permettez moi de le dire : ces représentations sont aussi une atteinte à l’Islam et une mauvaise représentation de ses valeurs et de ses principes.
Ils ne font que diffuser une idée selon laquelle l’islam est la religion de la violence.
Pourtant personne n’a pensé à critiquer ces symboles et à condamner le blasphème qu’ils portent.
Or, avant de manifester contre les caricatures danoises du Prophète, nous aurions du protester contre l’image de l’Islam tel que diffusée par les symboles de nos propres organisations.
(Ce texte a été écrit en février 2006)

samedi 12 janvier 2008
Nouveau phénomène : les enfants prédicateurs
Le rédacteur en chef de l’hebdomadaire tunisien l’Expression, Ridha Kefi, a évoqué récemment dans sa rubrique Autrement dit (l’Expression, n°6, Novembre 2007) un phénomène qu’il a observé dans certains pays musulmans asiatiques et qui risque fort bien d’envahir prochainement certaines chaînes de télévisions arabes avides de nouveautés surtout lorsqu’elle associent télé-réalité et religion.
La question légitime dans ce genre de situations qu’on pourrait se poser serait de savoir comment est ce possible ? Comment est ce que les émissions de télé-réalités qui sont unanimement condamnées par les cheikhs de l’islam peuvent ils devenir du jour au lendemain non seulement tolérées mais aussi et surtout regardées et appréciées par l’ensembles des religieux ?
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Une chaîne de télévision privée indonésienne vient de trouver la réponse à ces questions avec un programme intitulé Pildacil (qu’on pourrait traduire par « Concours des petits prédicateurs ») qui vise, comme son nom l’indique, à designer le meilleur petit prédicateur du pays.
Laissez moi vous rappelez d’abord le fait qu’il ne s’agit pas ici des habituelles récitations du Coran (faites par les magnifiques voies de très jeunes musulmans) auxquelles nous sommes habitués depuis des années et pour lesquelles il existe même des concours annuel organisés dans la plupart des pays musulmans.
Il s’agit plutôt d’un nouveau phénomène de prédiction qui, contrairement à la psalmodie du Coran, peut poser problème.
En effet, « le problème c’est qu’aujourd’hui, on ne se contente pas de former les enfants aux techniques de la psalmodie du Coran. On en fait aussi des… prédicateurs. Voire des téléprédicateurs capables de faire vibrer les foules de croyants. »
Mais en quoi cette « prêcheurs académie » poserait problème ?
Voyons d’abord le déroulement du programme sur la chaîne indonésienne ainsi que le point de vue de Ridha Kefi et puis nous reviendrons pour répondre à la question.
« Au cours de l’émission, des enfants prêcheurs des deux sexes, âgés de 6 à 9 ans, s’affrontent dans une joute verbale, le gagnant remportant deux billets d’avion, non pas pour le Disneyland local, mais pour… un pèlerinage à la Mecque. Le Conseil des oulémas indonésiens, organisation influente et conservatrice, avait jugé en 2005 que ‘‘Pildacil’’ était le meilleur programme télévisé pour le jeunesse. Le contraire nous aurait étonnés. (…)
Certains estiment, à juste titre, que les jeunes candidats feraient mieux de jouer que de réciter (qui plus est en arabe, langue étrangère en Indonésie) des versets coraniques appris par cœur, dans un show télévisé à l’américaine. D’autres considèrent ces enfants « victimes » d’un monde où la religion s’empare de tout. La proclamation des résultats par le jury est en tout cas bien comprise par les compétiteurs alignés dans le studio de télévision. La fillette a le droit d’aller en finale, tout comme un garçonnet qui se précipite à terre, le front touchant le sol, pour remercier Dieu. Les trois petits prédicateurs qui ont perdu éclatent en sanglots. Comme dans la Star Academy et autres émissions de téléréalité ou de jeux.
Le phénomène des enfants prédicateurs peut prêter à rire, certes, tant que cette forme d’islamisation rampante (dans le sens de « salafisation ») ne serve pas de vivier aux mouvements fondamentalistes, dont on connaît la capacité d’embrigadement, surtout parmi les plus jeunes, population d’autant plus vulnérables qu’elle est très influençable. »
A ce que vous venez de lire j’ajoute en tant que réponse à la question « en quoi cette « prêcheurs académie » poserait problème ? » le fait que ce genre de programmes empêcheraient les enfants de jouir de leur innocence, de pouvoir jouer ou rigoler sans se poser trop de questions quant à la conformité de leurs actes avec la charia ?
Si un tel programme venait à être diffusé dans l’une des quelques 300 chaînes de télévisions arabes existantes, plusieurs familles essayeront de faire participer leurs enfants à ce programme alors que plusieurs autres obligeront leurs progénitures à se conformer aux prêches des jeunes prédicateurs. Pour avoir en fin de compte, une société pénétrée par les idées islamistes et… adieu à l’innocence de l’enfance !
lundi 3 décembre 2007
Arrêtons ces imbécillités !

Nous venons de l’apprendre, le président soudanais Omar Al-Bachir vient de gracier l’institutrice britannique Gillian Gibbons, 54 ans, emprisonnée au Soudan et qui a été condamnée par la justice soudanaise à 15 jours de détention et à l’expulsion du territoire Soudanais pour « atteinte à l’islam » après avoir autorisé ses élèves de 6 et 7ans à donner à un ours en peluche le prénom de Mohammed qui se trouve être celui du Prophète de l’islam.
L’affaire a fait couler beaucoup d’encre au Soudan et ailleurs mais c’était dans le sens de la condamnation de l’enseignante. Et le plus étonnant, reste le fait que rares sont ceux qui se sont indignés du déroulement des évènements et de la condamnation stupide de l’enseignante.
En effet, une analyse objective des éléments de l’enquête qui sont dans notre possession fait ressortir qu’il s’agissait au départ d’un exercice d’expression écrite qui consiste dans l’écriture ‘‘des aventures de la peluche pendant toute une semaine’’. Pour cela, il a fallu donner un nom à cette peluche. Alors, l’enseignante a optée pour un processus démocratique dans la désignation de ce prénom. Elle a laissé ses élèves choisir le prénom de la peluche, et c’est la majorité de ces élèves qui a choisi le prénom de Mohammed, qui se trouve certes être celui du Prophète mais qui est aussi le prénom masculin le plus utiliser et le plus populaire dans tout le monde arabe.
Premier constat donc : contrairement à ce que beaucoup de médias ont voulus nous faire croire, ce n’est pas l’enseignante qui a choisi le prénom mais ce sont les élèves. Et s’il existe des gens (et il sont nombreux) qui pensent qu’elle n’aurait pas dû malgré tout attribuer ce prénom à la peluche, et bien ces gens là ne comprennent rien au processus démocratique que l’enseignante essaye d’inculquer à ses élèves : elle essaye de leur apprendre que c’est la majorité qui décide. Et ce n’est pas parce qu’elle est leur enseignante que sa décision doit obligatoirement primer.
Mais cela reste -semble-il- incompréhensible pour une majorité d’arabes qui désormais s’indignent de tout et de rien.
Je pense qu’au-delà du cas de cette malheureuse enseignante, cela reflète un malaise arabe qui ne fait que se confirmer. Et je dis bien malheureuse enseignante parce qu’on l’a jugé publiquement, politiquement et enfin judiciairement sans lui accorder ni bénéfice du doute ni présomption d’innocence :
Son école l’a renvoyé, l’opinion publique soudanaise et arabe l’a condamné -avant même tout jugement- et la justice soudanaise n’a fait qu’entériner un jugement qui a été déjà décidé !
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Il semble désormais que nous sommes condamnés à vivre avec ce sentiment général de complot permanent. Nous voyons dans tout ce que peut faire un non musulman une insulte à l’islam. Nous pensons que le monde n’a plus rien à faire qu’à insulter l’islam et les musulmans. Nous sommes devenus des malades, des Don Quichotte et nous voyons partout des ennemis qui veulent nous détruire !
Si non, comment est ce possible que des gens sensés puissent descendre aussi bas et puissent être aussi simplistes ?
Non seulement nous condamnons quelqu’un pour un crime qu’il n’a pas commis, mais surtout nous nous condamnons nous même et nous faisons découvrir au monde jusqu’au l’imbécillité de certains d’entre nous peut conduire.
Parce que si jamais on suit l’analyse de ceux qui ont condamnés l’enseignante, et si jamais on admet une quelconque responsabilité de cette dernière, pourquoi est ce qu’on ne pourrait pas attribué -en toute bonne foi- à une peluche le prénom de Mohammed ?
Cette attribution, ne sera considérée comme outrageante que si jamais l’enseignante visait par delà ce prénom l’insulte du Prophète. Chose qui n’a jamais été démontré par personne.
Si non, si le fait d’accorder le prénom du Prophète -sans mauvaise foi- devient un crime, et bien nous devons condamner tous ceux qui ont accordés ce prénom aux futurs fous, aux futurs criminels, aux futurs soulards et à toute personne qui a dérivé du ‘‘droit chemin’’. Nous devons ensuite instruire un tribunal chargé de juger tous ces gens et pourquoi pas décider en passant d’interdire l’utilisation du prénom du Prophète parce que celui qui le porte pourrait un jour commettre un acte qui apportera déshonneur au prénom qu’il porte !
Vous voyez jusqu’au de tels raisonnements peuvent nous conduire.
Alors SVP arrêtons ces imbécillités. Soyons honnête. Soyons à la hauteur de cette religion. Soyons à la hauteur de ce Prophète qu’on prétend pourtant vouloir défendre alors même que nos actes sont les pires cauchemars que l’islam est entrain de connaître.
lundi 12 juin 2006
Ainsi va l’islamisme…
A partir de ce numéro, Islamiqua consacrera de temps à autre un Journal réservé aux actualités brèves des islamistes vu l’importance de ces informations qu’on n’arrive plus à suivre.
Voici la première livraison :
… Nous avons appris que « les tribunaux charaique » (islamistes) qui ont pris le pouvoir en Somalie ont décidés d’interdire le visionnage des matches de la coupe du monde 2006. Les milices armées des tribunaux islamiques ont attaqués plusieurs salles de cinéma qui assuraient la diffusion des matches de football aux habitants de la capitale Mogadiscio…
… polémique en Jordanie après les condoléances de certains députés islamistes à la famille du terroriste Abou Moussab Al-Zarkaoui L'ex-chef d'Al-Qaida en Irak. Les députés qui avaient en plus considérés que Zarkaoui était « un martyre » ont été arrêtés par la police jordanienne et l’un d’eux devrait être jugé pour des déclarations faites dans ce sens à une chaîne de télévision arabe …
… la fièvre des produits islamique halel (conforme aux préceptes religieux) ne semble pas prête de s’arrêter. Apres Mecca Cola, Al Quds Jeans… certains ont compris le profit qu’ils ont a tirer de l’exploitation du sentiment religieux dans leur affaires. C’est ainsi qu’on Malaisie, 100 nouveau produits halel ont été présentés au cours d’une foire spéciale réservée exclusivement aux produits halel : on trouvait des ordinateurs halel, des vitamines halel, la médecine halel … Il est vrai que le marché des produits halel se facture à plus de 500 Milliards de dollars …
… Nous venons d’apprendre qu’un député marocain vient de déposer une plainte contre un Iman d’une mosquée au Maroc pour « exploitation politique de la mosquée ». Le député accuse l’Imam de prêcher la haine et le terrorisme au cours de la prière du vendredi …
mercredi 12 avril 2006
Les islamistes… par leurs programmes électoraux (1)
Le philosophe britannique John Locke avait écrit en 1689 dans sa Lettre sur la tolérance que : « Les papistes ne doivent point jouir des bienfaits de la tolérance parce que lorsqu’ils détiennent le pouvoir, ils s’estiment tenus de le refuser à autrui (…) Tant que les papistes seront papistes, ni l’indulgence ni la sévérité ne pourront faire d’eux des amis de votre gouvernement car ils en sont les ennemis, à la fois par principe et par intérêt. »
Il suffit de changer « papistes » par « islamistes » pour avoir une idée sur le débat qui se trouve depuis bien longtemps au coeur des discussions et réflexions entre les intellectuelles dans le monde arabo-musulman à savoir : la position à adopter face au péril islamiste.
Les uns pensent (comme Locke) qu’on ne peut utiliser avec les islamistes que la force, la répression et l’interdiction.
Les autres considèrent qu’on devrait au contraire laisser les sociétés en jugées elles même et ce en permettant aux divers courants islamistes de s’organiser dans des partis, de se présenter aux élections et pourquoi pas de gouverner. En espérant que cette méthode dévoilera enfin à nos sociétés le vrai visage des islamistes.
Certes, l’utilisation de la force, la répression et le recours exclusif aux moyens sécuritaires ne peuvent venir à bout d’un phénomène aussi développé, aussi puissant et aussi présent que l’islamisme.
Mais, est ce que cela vaudrait dire que la solution ne viendrait que par des élections démocratiques qui seront certainement remportées par les islamistes ?
Et puis si tel est le cas comment empêcher les islamistes, une fois au pouvoir, de ne pas suivre l’exemple iranien ou après que Khomeiny fut « choisit » par ces concitoyens pour les gouvernés, il est devenu le maître incontestable de Téhéran, le maître que personne n’ose critiquer ou même évaluer ses décisions. Le maître qui a laissé l’Iran entre les mains des Ayatollahs, l’Iran ou aucune décision d’envergure ne peut être adopter sans la bénédiction des Ayatollahs, ou la population aspire à la démocratie, à la liberté, à la justice… mais ou tout est bien contrôlé, surveillé et… réprimé ?
Nous pensons qu’une solution entre ces deux extrémités existe : une solution qui se base non sur la répression mais sur la confrontation intellectuelle, le développement et la vulgarisation des idées réformistes, la dénonciation des bêtises islamistes…
Et ce parce que nous pensons qu’une bonne diffusion des idées réformistes d’une part et de la pensée islamiste d’autre part sont suffisants pour démasquer les tenants du discours religieux. Un discours qui porte les germes de sa faiblesse.
Dans ce même ordre d’idées nous vous proposons de parcourir certains programmes électoraux de mouvements islamistes :
*Les frères musulmans en Egypte (Vendredi prochain).
*Le parti islamique Malaisien (lundi prochain).
Et pour aujourd’hui voici une lecture du programme électoral élaboré par Aboud El Zomor, islamiste égyptien, ancien dirigeant du groupe Al djihad et assassin de l’ancien président égyptien Anouar Assadatte.
En effet, avec l’approche des élections présidentielles égyptiennes (qui on eu lieu en 2005) M. Zomor avait présenté un programme de 50 points pour gouverner l’Egypte.
Alors qu’il était toujours en prison, un ensemble de sites web islamistes se sont chargés de diffuser le programme électoral de Zomor dont voici les principaux axes :
1- Réformer la constitution et réactiver la disposition qu’elle contient relative à la
Charia.
2- Abroger toutes les lois contraires à la Charia.
3- Appeler les femmes à accepter « le principe de la polygamie » afin de résoudre
les problèmes des égyptiennes.
4- Interdire aux institutions égyptiennes d’emprunter de l’argent d’institutions
étrangères qui appliquent l’intérêt bancaire.
5- Concevoir un discours islamique moderne qui consacre la vérité de l’Islam.
Avec ces propositions et d’autres aussi incroyables que ridicules, M. Zomor voulait gouverner l’Egypte !




