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Mohammed Talbi a annoncé depuis quelques années son intention de publier « son testament » sur la rénovation de la pensée musulmane  dans trois livres successifs : le premier a été publié en 2007 par Cérès éditions sous le titre : « Pour que mon cœur s’apaise » (auquel Islamiqua a consacré plusieurs articles), et fut très critiqué pour les sévères attaques qu’il contenait envers les chrétiens d’une part et ceux que l’auteur appelle les dé-islamisés  d’autre part. 

 

de_ceres_a_cartaginoiserieDans la deuxième partie de ce testament intitulée « l’islam n’est pas voile il est culte » (sur lequel nous reviendrons bientôt), l’auteur a reprit les mêmes thématiques (chrétiens, dé-islamisés) en y ajoutant la critique de la vision des salafistes islamistes. Ce sont les éditions Cartaginoiseries qui se sont chargées de la publication du livre au début 2009.

Ainsi, de Cérès éditions à Cartaginoiserie, l’auteur perd déjà la force de frappe, la renommée et l’omniprésence de Cérès au profit d’une maison d’édition jeune, peu connue et surtout très peu présente dans les librairies tunisiennes et étrangères.

La publication de la troisième partie de la rénovation de la pensée musulmane qui porte le long titre de : « Notre mission coranique est d’humaniser le monde. Gaza : Barbarie biblique ou de l’extermination Sacrée et humanisme coranique » voit l’auteur procéder à la publication du livre sur son propre compte !

 

Existe-il un boycott de la part des maisons d’éditions tunisiennes envers les derniers ouvrages de Talbi où –il est vrai- le coté académique de l’historien et du libre penseur laisse peu à peu la place aux visions subjectives d’un « penseur et écrivain musulman » comme Talbi tient à se présenter sur la couverture de son dernier ouvrage ? 

Comment peut-on si non expliquer qu’une personnalité comme Mr Talbi prend l’initiative et la charge (ou se trouve dans l’obligation) de la publication de la troisième partie de son testament ?

Les maisons d’éditions tunisiennes avaient elles des exigences  refusées par l’auteur ? Ou bien son initiative fut unilatérale ?

 

Ces questions méritent certainement un éclaircissement de la part des maisons d’éditions tunisiennes et surtout de l’éditeur (historique) de l’auteur à savoir Cérès éditions afin de nous éclairer sur les raisons qui font que Mr Tabli se voit obliger de publier sur son propre compte son dernier ouvrage.


Une chose est néanmoins sur, nous pouvons ne pas partager les points de vue et les prises de positions de Talbi dans ses derniers livres, mais de là à opérer un boycott sur ce qu’il écrit et à l’obliger à prendre la charge de la publication et la distribution de ses écrits, c’est un pas qu’aucune maison d’édition ne devrait franchir !

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