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lundi 19 octobre 2009

Les tunisiens prêts à donner plus de droits aux femmes

 

edito_islamiquaD’après un sondage Islamiqua effectué entre septembre et octobre 2009, les tunisiens seraient disposés à accorder beaucoup plus de droits aux femmes. En effet, pour ce sondage, nous avons reposés la question qui a été posée au Marocains il y a quelques semaines pour un sondage Le Monde Telquel.

D’après les chiffres publiés par Le Monde, 16 % des marocains considèrent que la Moudawana (code de la famille) « doit évoluer pour donner encore plus de droits aux femmes » alors qu’ils sont … 76 % à souhaiter que le Code du statut personnel tunisien accorde plus de droits aux femmes.

Avis aux candidats aux prochaines élections présidentielle et législative en Tunisie.

Ci-dessous les résultats complets des deux sondages qui ne donnent évidemment qu’une idée sur les tendances existantes dans les deux pays du Maghreb.

Sondage_Tunisie_Maroc

 

 

 

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dimanche 11 octobre 2009

Al Azhar interdit le niqab dans certains cours

 

niqab

 

L'université d'Al-Azhar, au Caire, a annoncé jeudi 8 octobre avoir interdit le port du niqab, ou voile intégral, dans les cours auxquels n'assistent que les femmes ainsi que dans la résidence universitaire de cette prestigieuse institution islamique sunnite. 

 

La presse égyptienne avait rapporté la semaine dernière que l'imam d'Al-Azhar, cheikh Mohammed Sayyed Tantaoui, avait l'intention d'interdire le port du niqab, qui ne laisse voir que les yeux à travers une mince fente, dans les établissements dépendant d'Al-Azhar.

"Le Conseil suprême d'Al-Azhar a décidé d'interdire aux étudiantes et enseignantes de porter le niqab dans les cours fréquentés par les femmes et qui sont donnés par elles uniquement", indique Al-Azhar dans un communiqué.

Le texte indique que l'interdiction s'applique aussi aux résidences universitaires et lycées affiliés à l'université.

 

Controverse 

Le communiqué laisse à penser que les étudiantes peuvent continuer de porter le niqab dans les cours fréquentés par la gent masculine.

Selon le communiqué, Al-Azhar ne s'oppose pas au niqab mais au fait qu'il "soit gravé dans les mentalités des filles".

Les déclarations la semaine dernière de l'imam Tantaoui sont intervenues après une décision controversée, appliquée depuis le début de l'année universitaire, interdisant l'accès des résidences de l'Université du Caire aux étudiantes portant le niqab.

 

Le niqab de plus en plus porté 

L'université et le ministère de l'Enseignement supérieur démentent avoir pris un décret anti-niqab, mais le fait est que des étudiantes portant le voile intégral ont été arrêtées par des gardes lorsqu'elles ont tenté de gagner leur chambre.

Les Frères musulmans, principale force d'opposition, se sont élevés mercredi contre les propos de l'imam Tantaoui, l'appelant à démissionner.

Une grande majorité des Egyptiennes musulmanes porte le hijab, un foulard cachant les cheveux et le cou, mais le nombre de femmes portant le niqab est en augmentation depuis quelques années.

 

Les réactions continuent à se multiplier en Egypte mais aussi dans le monde arabo-musulman contre la décision du conseil supérieur d’al Azhar d’interdire le niqab, voile intégral, dans certaines écoles. Islamistes mais aussi beaucoup de musulmans pratiquants s’élèvent contre ce qu’ils considèrent comme une atteinte à leur liberté religieuse.

 

Si la décision provoque autant de réactions, c’est à cause de sa dimension symbolique. Al-Azhar est en effet considéré comme une des plus grandes autorités de l’islam sunnite.

Le grand imam, le cheikh Mohammed Sayyed Tantaoui, est la cible de toutes les attaques. C’est lui qui, Il y a quelques jours, en visite dans un lycée,  avait demandé à une lycéenne de retirer son niqab, estimant que ce voile relevait de la tradition et non de la religion. Ses propos ont été jugés « honteux » par un député salafiste koweïtien.  Cet acte a provoqué la colère des Frères musulmans qui ont exigé au Parlement la démission du cheikh d’al-Azhar.

Une nouvelle bataille autour du niqab, devenu le symbole de la lutte entre islamistes et musulmans modérés.

 

© Islamiqua d'après : Jeune Afrique, RFI, Le Monde

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Lire aussi sur ce sujet :


Burqa : l’habit de la discorde

Aucune justification religieuse à la burqa

Le port du niqab doit être interdit

Burqa : médiatisation démesurée

Hijab, séduction et coquetterie féminine en terre d’islam

Gaza sous le règne du Hamas

 

 

Posté par Hamza Belloumi à 12:26 - L'islamisme en Egypte - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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lundi 5 octobre 2009

Islamophobie(s) en France

edito_islamiquaAlain Gresh est parmi les rares journalistes français à oser naviguer contre le courant. Ainsi, lorsqu’on ne fait -dans les medias français- qu’une critique subjective et superficielle des comportements du Hamas à Gaza, lui, il n’oublie pas qu’on parle avant tout d’un peuple opprimé, d’une population sous l’occupation et d’une Nation qui à tous les droits de mener sa lutte pour la libération.

 

Gresh est aussi parmi les rares intellectuels français à oser parler de l’islamophobie. Contrairement à ceux qui essayent de nous faire croire que l’islamophobie n’est que le fruit de l’imagination de ses inventeurs, lui -preuves à l’appui- démontre que non seulement elle existe, mais qu’en plus elle se décline en « islamophobie savante » et « islamophobie politique ». La seconde est la moins dangereuse puisqu’elle est opportuniste (dans la mesure où elle provient des politiciens qui surfent sur les tendances qui leur rapportent le plus de voix.)

C’est la première –à savoir, l’islamophobie savante- qui cause problème.

Pourquoi ?

Lisez ci-dessous l’article de Alain Gresh 

 

Islamophobie savante, islamophobie politique 

 

Nous vivons les temps de l’islamophobie. Chaque jour apporte sa pierre à l’édification d’une machine de guerre d’autant plus efficace qu’elle ne relève d’aucun complot et qu’elle enrôle sous sa bannière des responsables de gauche et de droite, des intellectuels de gauche et de droite, des « savants » de gauche et de droite. Burqa, affaire Vincent Geisser – que j’ai eu tort de ne pas évoquer avant sur ce blog –, femmes afghanes, pratique du ramadan, etc, tout est bon, non pour critiquer l’islam (« Peut-on critiquer l’islam ? »), mais pour stigmatiser les musulmans et, surtout, créer une atmosphère de troisième guerre mondiale.

 

C’est en mars 2006 que Charlie-Hebdo publie « Le manifeste des douze : ensemble contre le nouveau totalitarisme », L’Express, 2 mars 2006, où l’on retrouve les incontournables Bernard-Henri Lévy, Caroline Fourest, Philippe Val, Antoine Sfeir :

 

« Après avoir vaincu le fascisme, le nazisme et le stalinisme, le monde fait face à une nouvelle menace globale de type totalitaire : l’islamisme. Nous, écrivains, journalistes, intellectuels, appelons à la résistance au totalitarisme religieux et à la promotion de la liberté, de l’égalité des chances et de la laïcité pour tous. »Nous restons dans cette atmosphère malsaine.

 

La publication par Le Seuil du livre « Aristote au Mont Saint-Michel. Les racines grecques de l’Europe chrétienne, » de Sylvain Gouguenheim avait suscité, au début 2008, une puissante polémique. (« Un historien au service de l’islamophobie » 7 mai 2008). Sous la direction de Max Lejbowicz,L’islam médiéval en terres chrétiennes (Presses universitaires Septentrion, Villeneuve d’Ascq, 2009), sous-titré « Science et idéologie », avait constitué une première riposte des « savants ». Le livre publié chez Fayard sous la direction de Philippe Büttgen, Alain de Libera, Marwan Rashed et Irène Rosier-Catach, Les Grecs, les Arabes et nous. Enquête sur l’islamophobie savante, est une nouvelle charge contre les impostures.

 

Les coordinateurs écrivent dans leur préface :

 

« Aristote au Mont-Saint-Michel développe une vision du monde qui s’insère très précisément dans la philosophie de l’histoire sarkozyste à la rencontre de trois axes majeurs : (1) exaltation de la France toute chrétienne, celui du “long manteau de l’Eglise” jeté sur nos campagnes ; (2) revendication assumée de l’“oeuvre positive” de la colonisation – puisque la science est, par essence, européenne ; (3) volonté de “liquider” définitivement Mai 68. Et l’on se trouve confronté à ce paradoxe, typique de notre temps, où l’auteur le plus en phase avec la doxa des idéologues officiels – on songe à celui qui, aux premiers jours de la Restauration (26 juillet 2007), composa l’inoubliable discours de Dakar – est décrit comme un parangon d’indépendance et de courage par diverses crécelles médiatiques. (...)

 

Les Arabes sont des Arabes, dit l’islamophobie savante, de peur qu’eux aussi ne soient grecs, comme nous le soutiendrons. Cela ne se dit qu’à la troisième personne : “eux les Arabes”, ceux qu’on désigne de loin, des banlieues aux universités, sur tout le trajet de l’islamophobie savante. Qui aujourd’hui peut dire : “Nous les Arabes” sans s’attirer les pires soupçons ? Raison de plus, aujourd’hui, pour que nous le fassions. Les Grecs, les Arabes. Et nous ? Nous les Grecs, bien sûr. Nous les Arabes pas moins. Mais nous les Latins, aussi bien que nous les juifs, nous tous les absents de la nouvelle Restauration, nous tous les autres, nous qui n’entrons pas dans les “synthèses”, “hélléno-chrétiennes” ou celles qu’on voudra, nous les composites. » 

 

N’allez surtout pas dire aux membres de la mission d’information sur la burqa que nous sommes composites. Ils en tomberaient de leur fauteuil, eux comme les invités soigneusement triés. Prenez le temps de lire les témoignages et les réactions des députés, ils reflètent, malheureusement, l’état d’une opinion désinformée. Le 9 septembre, la mission a auditionné Mme Sihem Habchi, présidente de l’association Ni putes ni soumises et Mme Élisabeth Badinter, philosophe.

 

Rappelons que l’association Ni putes ni soumises est largement financée par les pouvoirs publics et les pouvoirs locaux, toutes tendances confondues. Et elle reçoit des aides d’autant plus importantes qu’elle ne dispose d’aucune base militante et qu’elle est absente de ces banlieues dont elle prétend vouloir défendre les jeunes filles. Sa présence dans les médias lui donne une légitimité que son audience sur le terrain ne lui permet guère.

 

Qu’explique sa présidente ? que « l’inconscience politique a, au bout du bout, permis les pires des exactions contre les femmes. J’ai encore devant les yeux le portrait de Sohane, brûlée vive dans un local à poubelles pour avoir dit non. Je me rappelle de Samira Bellil, qui a été victime de nombreux viols collectifs et nous a quittés il y a cinq ans. Me reviennent également en mémoire Erim, Malika et tant d’autres qui ont été victimes de mariages forcés, Diaryatou Bah qui a été victime d’excision qui l’a contrainte à faire trois fausses couches, Myriam qui, pour avoir simplement effleuré le bras d’un garçon a décidé d’en finir avec l’oppression familiale et s’est défenestrée en juin dernier. Si certaines ne sont plus parmi nous, d’autres restent debout pour faire en sorte que leurs sœurs ne soient pas mortes pour rien ». Ainsi, la violence contre les femmes qui, en France tue une demi-douzaine de personnes par mois, serait le fait des seuls musulmans ? Pourquoi ne dit-elle rien sur la violence faite, aussi, aux femmes françaises « de souche » ? Pourquoi ne dénonce-t-elle pas l’attitude des médias : quand un homme français de souche tue sa compagne, il s’agit d’un crime passionnel, quand il s’agit d’un musulman, il s’agit d’une violence religieuse ou ethnique, on ne sait pas très bien.

 

En fait, ce que son discours sous-entend, ou même affirme clairement, comme celui de Mme Badinter c’est que nous pouvons parler des souffrances des femmes et même nous réclamer du féminisme – terme qui fut longtemps proscrit, mal vu, y compris à gauche (et le reste quand il s’agit de dénoncer les féministes américaines) – à condition de parler des femmes musulmanes. Dénoncer leur sort nous permet de dire que « nous » ne sommes pas comme « eux », nous ne sommes pas des arabes ou des musulmans, nous sommes les descendants de la civilisation grecque.

 

Il y a un moment fortement comique dans cette déposition, quand Mme Habchi affirme, sans rire, que « le chemin le plus court pour l’Asemblée nationale n’est ni le voile ni la burqa ». Cette dame sait-elle que, dans cette assemblée, il n’y a pas 15% de femmes députées ? Le fait qu’elles ne portent pas de foulard ne semble pas leur ouvrir les portes du pouvoir. (Rappelons que, jusque dans les années 1960, il y a eu des députés prêtres qui venaient en tenue au parlement ; le dernier, à ma connaissance, fut le chanoine Kir, maire de Dijon ; la République était pourtant laïque, mais, il est vrai, qu’elle n’était pas menacée par l’islam).

 

Je ne reviendrai pas longuement sur les déclarations de Mme Badinter, mais un principe sous-tend son intervention : « ils », les musulmans, doivent se conformer aux lois du pays dans lequel ils s’installent. Le seul problème c’est qu’ils ne s’installent pas, « ils » sont là, ils sont français et "ils" vont rester et faire la France. A moins qu’on ne veuille les déchoir de la nationalité, comme le pouvoir de Vichy l’a fait avec les juifs. Tout le monde s’est réjouit que l’on ait refusé la nationalité française à une femme musulmane qui portait la burqa. Fallait-il, dans les années 1930, refuser la nationalité à des juifs loubavitch qui ne s’habillaient pas comme tout le monde et avaient de drôle de papillotes ?

 

Source : Le blog d’Alain Gresh

 

Sondage_CSP

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samedi 3 octobre 2009

Que pensez-vous du Code du Statut Personnel (CSP) tunisien ?

libertes

 

Pionnière dans le domaine des droits des femmes dans le monde arabe, la Tunisie a depuis 1956 (date de promulgation du CSP) révolutionné le Statut personnel de la femme musulmane.

 

Seulement, en dehors du plan juridique, peut de chose ont été faites sur les autres plans, et surtout sur celui de la promotion des « acquis » du CSP tunisien. Une situation qui a conduit à un début de contestation -de la part de certains- des dispositions du CSP.

 

A défaut d’avoir des statistiques officielles, Islamiqua souhaite savoir ce que vous pensez du Code du Statut Personnel Tunisien :

 

Est-il toujours ce code « révolutionnaire » qu’il fut il y a 50 ans ?

 

A-t-il besoin d’être renforcé vers d’avantage de droits pour la femme, l’enfant et la famille ?

 

Ou bien vous pensez que les tunisiennes ont acquis suffisamment (voir même trop) de droits ?

 

N’hésitez pas à participer à notre sondage ci-dessous et à laisser vos commentaires. 

 

 

 

 

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jeudi 1 octobre 2009

Ivan à Islamiqua : «Voulez-vous reformer la société sur des bases rationnelles ou bien avec une optique démocratie chrétienne ?»

Nous continuons le débat lancé par nos lecteurs sur la position du blog à propos du réformisme en Islam. Dans le commentaire que nous publions aujourd’hui, Ivan pose la question la démarche du blog en matière de réformisme.

Ci-dessous l’intégralité de son commentaire…

« Lorsqu’il tente de réformer une religion, le croyant devrait se baser sur les éléments même de sa religion. »

En Europe, l’on en est arrivé soit à évacuer complètement la religion du débat, soit à la cantonner à une sorte de morale imprécise d’inspiration chrétienne, au travers du courant politique de la démocratie chrétienne. Pour les plus sincères d’entre eux (et dans le jeu politique de luttes pour le pouvoir, ils sont rares), la morale se situe comme un plan intermédiaire, une charnière entre la foi et la politique. Cependant en Europe la suspicion change de camps : ce sont les religieux qui -s’ils interviennent- sont conspués et soupçonnés des plus noires intentions.

Tariq Ramadan a pour sa part une attitude claire, cohérente et globale, à travers laquelle il considère que la source de sa démarche politique, qui se veut démocratique et sociale, doit se trouver dans la foi à travers une lecture renouvelée des textes sacrés. C’est un choix, discutable certes, mais franc et clair. Les conséquences de cette attitude on été vivement critiquées, et je relève parmi les études critiques intéressantes (dont j’évacue les outrancières, style « croisade laïcarde » et autres islamophobes) celle de Sadri Khiari, « La pensée politique de Tariq Ramadan, Ramadan critiqué sur ce qu’il dit vraiment »

Une autre approche, qui me paraît décidément incontournable, est celle du Professeur AL-JABRI « La raison politique en Islam ». Cette étude politique et historique très fouillée montre que l’Islam s’il a vécu diverses expériences politiques contradictoires (de la politique du fait établi à la contestation de celui-ci), n’a jamais statué sur le régime de l’Etat. Il ouvre ainsi la porte à un renouveau de la pensé politique qui puisse se baser à la fois sur la critique rationnelle et sur la religion. Je m’étonne de n’avoir vu aucun écho de cet ouvrage sur Islamiqua (Il est vrai qu’il n’est pas tunisien).

Une autre démarche enfin est de sortir complètement du discours religieux, bâtir une réforme sans plus aucune référence à l'islam (à la Turque par exemple), sans présumer aucunement de la foi ou de l'absence de foi de ceux qui s'avancent dans cette voie. Elle me paraît hautement improbable dans les conditions historiques actuelles.

Quid d’Islamiqua ? A voir la virulence de l’attaque portée contre le Blog, je me suis mis à le relire, afin de voir si je n’avais pas été distrait.

Revenons donc aux textes du blog et à leur sens. Je relève dans le projet déclaré: « Islamiqua est venue pour essayer de faire la part des choses ; Dire qu’il est injuste d’assimiler l’islam au terrorisme. Et c’est plus exactement à I…I (certaines lectures de l’islam n’ont rien à voir ni avec la paix ni avec l’amour) que ce blog s’attaque en premier lieu : Oui l’islam –par certaines de ses interprétations, de ses lectures et de ses oulémas- peut renvoyer à la violence et au terrorisme. Et nous serons les premiers à dénoncer cette situation. »


Ensuite : « Car malheureusement, jusqu’à aujourd’hui, la pensée de ses réformistes n’est ni extrêmement diffusée ni extrêmement défendu parce que mal ou peu comprise. »


Je constate que la suite du Blog suit bien son programme (la première partie surtout) ? Cependant il est vrai, comme dit Bader, que les critiques des égarements islamistes ne reprennent jamais les causes économiques, politiques et sociales de cette crise. Je ne nie pas la nécessité d’une critique idéologique de la religion, mais il faudrait la relativiser par le contexte et la replacer dans un contexte global. De plus, la critique de Bader me paraît également justifiée en ce sens que lorsque l’on tente de réformer une religion, quelle qu’elle soit, il me semble que le croyant devrait se baser, pour ce faire, sur les éléments même de sa religion.

Par exemple, si l’on veut aboutir à une vision démocratique, la justifier par une autre lecture du Coran que celle qu’en font ceux qui veulent contraindre les citoyens dans une multitude de règles coercitives. Je viens de citer l’analyse du Pr. Al-JARBI, qui va dans ce sens.
Et il est vrai qu’Islamiqua est à mille lieues de cette attitude.
Est-ce par principe ? Voulez-vous juste reformer la société sur des bases rationnelles, ou idéologiques (de type « droit de l’homme ») ce qui est une opinion défendable, ou encore voulez-vous réformer la société avec une optique du genre « démocratie chrétienne » ou démocratie musulmane ? Et sans qui j’y mette, pour ma part, aucune suspicion, je ne vois effectivement pas grand-chose de très clair à cet égard.

Commentaire adressé par Ivan à Islamiqua

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A lire aussi sur ce sujet :

Bader à Islamiqua : « votre projet n'est pas de rectifier l'Islam…mais de produire un autre Islam » 

Posté par Hamza Belloumi à 09:30 - Ils ont la parole - Commentaires [15] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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