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mardi 29 avril 2008

L’histoire du wahhabisme : 1- L’alliance du pouvoir saoudien et de la doctrine wahhabite

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Le rejet de la modernité au nom du retour à un passé sacralisé a une longue et riche histoire dans la région. Il est à l’origine de plusieurs mouvements religieux, dont le plus important est assurément le wahhabisme, ainsi nommé d’après son fondateur, Muhammad ibn Abd al-Wahhab (1703-1792).

Originaire du Najed, une province d’Arabie sur laquelle régnaient des émirs appartenant à la Maison des Saud, ce théologien lança, en 1744, une campagne de rigorisme religieux, dont le but était de revenir à l’islam pur et authentique des origines, en éliminant tous les ajouts et les distorsions ultérieurs qui l’avaient altéré.

Les émirs saoudiens du Nadjd embrassèrent avec enthousiasme la cause wahhabite et se consacrèrent à sa promotion par la force des armes.

Après avoir conquis une bonne partie du centre et de l’est de la péninsule Arabique, ils se retrouvèrent, vers la fin du XVIIIe siècle, face à face avec l’Empire ottoman. Enhardis par leurs succès, ils lancèrent des raids contre l’Irak, mirent à sac Karbala, un des lieux saints du chiisme, et, en 1804-1806, occupèrent ou –pour reprendre leurs termes- purifièrent les villes saintes de la Mecque et de Médine. L’émir saoudien envoya alors une lettre de défi au sultan ottoman, dans laquelle il le dénonçait comme apostat et usurpateur.

Bien que déjà très affaibli, l’Empire ottoman réussit à relever le défi et à mater ce rebelle venu du désert. Avec l’aide du pacha d’Egypte, qui fournit un corps expéditionnaire, la ache fut achevée en 1818, lorsque la capitale saoudienne fut occupée et l’émir envoyé à Istanbul pour y être décapité.

Si l’empire wahhabite fut détruit, le wahhabisme survécut.

Vers 1823, un autre membre de la Maison des Saud parvint à restaurer une principauté saoudienne avec Riyad pour capitale. Une fois de plus, la dynastie des Saud et les adeptes du wahhabisme s’épaulèrent mutuellement.

extrait_wahhabismeLa montée du wahhabisme dans l’Arabie du XVIIIe siècle fut, dans une large mesure, une réaction à de profonds bouleversements historiques. Parmi ceux-ci, il convient de citer en premier lieu le reflux de l’Islam et l’expansion concomitante de la chrétienté. Bien que déjà ancien, ce processus, lent et graduel, n’avait jusque-là touché que les confins du monde musulman. Au XVIIIe siècle, cependant, il commençait à se faire sentir en son cœur. Certes, le recul des Ottomans dans les Balkans et la progression des Britanniques en Inde se déroulaient très loin de l’Arabie, mais leur impact y était déjà perceptible, aussi bien au travers des Ottomans que dans le golfe Persique, et sans doute les pèlerins qui, chaque année, affluaient des quatre coins du monde musulman s’en faisaient-ils aussi l’écho.

Les wahhabites appelaient à combattre non pas tant les étrangers, que ceux qui, à leurs yeux, trahissaient l’islam et le sapaient de l’intérieur, à savoir les réformateurs et les modernisateurs, mais surtout ceux qui corrompaient et rabaissaient les pieux héritage légué par le Prophète et ses Compagnons. Naturellement, ils condamnaient avec vigueur toutes les autres branches de l’islam, qu’elles se réclament du sunnisme ou du chiisme. En particulier, ils étaient farouchement opposés au soufisme, dont ils dénonçaient non seulement le mysticisme et la tolérance, mais aussi le culte des saints et autres innovations païennes.

Partout où ils le pouvaient, ils imposaient leurs vues avec la plus grandes brutalité, détruisant les tombes, profanant les lieux saints qu’ils jugeaient faux et idolâtres, massacrant tous ceux, hommes, femmes et enfants, qui ne se conformaient pas à leur idéal de pureté et d’authenticité islamiques. Ibn Abd al-Wahhab introuduisit une nouvelle pratique en terre d’islam : l’interdiction de certains livres et leur destruction par le feu. Etaient surtout visés les ouvrages musulmans de théologie et de droit jugés contraires à la doctrine wahhabite. Ces autodafés s’accompagnaient souvent de l’exécution sommaire de ceux qui les avaient écrits, copiés ou transmis.

Scellé dans les dernières années de l’Empire ottoman, la seconde alliance entre la doctrine wahhabite et le pouvoir saoudien est aujourd’hui toujours vivante. Deux événements survenus au début du XXe siècle ont fait du wahhabisme une force majeure dans le monde musulman et au-delà. Le premier a été l’expansion et la consolidation du royaume saoudien. Profitant habilement du combat qui mettait aux prises les Ottomans et la puissance britannique dans l’est de la péninsule Arabique, le cheikh Abd al-Aziz Ibn Saud (Ibn Saud, né vers 1880, régna de 1902 à 1953) signa, en décembre 1915, un accord avec la Grande-Bretagne aux termes duquel, tout en préservant son indépendance, il obtenait une aide financière substantielle et une promesse d’assistance en cas d’attaque. La fin de la Première Guerre mondiale et la chute de l’Empire ottoman le laissèrent face à face avec la seule Grande-Bretagne. Tirant parti de cette nouvelle donne, il agrandit peu à peu le royaume qu’il avait reçu en héritage et, en 1921, ayant enfin vaincu son vieux rival du Nord, Ibn Rachid, et annexé ses territoires, il se proclama sultan du Nadjd.

La scène était désormais prête pour le combat décisif, celui qui lui donnerait le contrôle du Hedjaz avec extrait_wahhabisme_2ses deux villes saintes de la Mecque et de Médine. Officiellement sous suzeraineté ottomane depuis plusieurs siècles, cette contrée était gouvernée par des membres de la dynastie hachémite descendante du Prophète. L’installation, en Irak et en Transjordanie, de monarchies hachémites, dans le cadre du remodelage des anciennes provinces ottomanes au lendemain de la Première Guerre mondiale, fut perçue par Ibn Saud comme une menace pour son propre royaume.

Après plusieurs années de détériorations des relations, le roi Hussein du Hedjaz lui fournit un double prétexte, d’abord en se proclamant calife, puis en interdisant aux wahhabites de se rendre en pèlerinage dans les villes saintes.

Ibn Saud ripostât en envahissant le Hedjaz en 1925.

Sa guerre de conquête fut un succès total. L’armée s’empara d’abord de La Mecque, puis, le 5 décembre 1925, après dix mois de siège, Médine se rendit sans combat. Deux semaines plus tard, le roi Ali, qui avait succédé à son père Hussein, demanda au vice-consul de Grande-Bretagne à Djedda d’informer Ibn Saud qu’il quittait le Hedjaz avec ses biens personnels. Interprétant ce message comme une abdication, les forces saoudiennes entrèrent le lendemain dans Djedda. Ibn Saud pouvait désormais se proclamer roi du Hedjaz et sultan du Nadjd et de ses dépendances, ce qu’il fit le 8 janvier 1926.

Le nouveau régime fut aussitôt reconnu par les puissances européennes, et notamment par l’Union soviétique qui, dans une note diplomatique adressée le 16 février à Ibn Saud, invoquait « le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et le respect de la volonté du peuple hedjazi qui (l’avait) choisi comme roi ».

Un traité en bonne et due forme reconnaissant la pleine et entière souveraineté du royaume fut signé entre Ibn Saud et la Grande-Bretagne le 20 mai 1927. Plusieurs pays européens ne tardèrent pas à faire de même.

Les pays musulmans, en revanche, se montrèrent plus réticents à reconnaître le nouveau royaume. Une délégation musulmane venue de l’Inde se rendit à Djedda et exigea que le roi cède le contrôle des deux villes saintes à un comité composé de représentants qui seraient nommés par tous les pays musulmans. Ibn Saud refusa de se plier à cette demande et congédia la délégation. En juin de la même année, il organisa un congrès panislamique à La Mecque, auquel il invita les souverains et les présidents des pays musulmans indépendants, ainsi que des représentants d’organisations musulmanes de pays sous tutelle étrangère. Aux soixante-neuf délégués venus de tout le monde musulman, Ibn Saud fit clairement savoir qu’il était désormais le maître du Hedjaz, qu’il s’engageait à remplir ses devoirs de gardien des lieux saints et de protecteur du pèlerinage, mais qu’il ne tolérerait aucune ingérence extérieure dans l’accomplissement de ces taches.

Son discours suscita des réactions diverses. Certains firent connaître leur désaccord et quittèrent le congrès ; d’autres acquiescèrent et reconnurent le nouveau régime. Tel fut le cas, notamment, du chef de la délégation des musulmans d’Union soviétique, qui, dans une interview donnée à l’agence T.A.A.S., annonça que ce congrès islamique avait reconnu le roi Ibn Saud comme gardien des lieux saints, qu’il avait également appelé à l’incorporation de certaines parties de la Jordanie au nouveau royaume du Hedjaz et, plus généralement, exprimé son soutien à Ibn Saud.

La reconnaissance des pays musulmans et plus encore des pays arabes tarderait davantage. Des traités d’amitié furent signés avec la Turquie et avec l’Iran en  1929, avec l’Irak en 1930, avec la Jordanie en 1933.

Ce n’est que dans le cadre des accords de mai 1936, que l’Egypte reconnaîtrait l’annexion du Hedjaz par les Saud.

Entre-temps, Ibn Saud, qui avait rapidement procédé à la réorganisation et à la restructuration de son vaste royaume, proclame, en septembre 1932, la naissance d’un nouvel Etat unifié portant le nom de royaume d’Arabie saoudite. L’année suivante, il désigna son fils aîné Saud comme héritier du trône.

La même année allait survenir un autre événement décisif pour la région : la signature, le 19 mai 1933, d’un accord entre le ministre saoudien des Finances et un représentant de la Standard Oil of California. Le pouvoir politique saoudien et la doctrine wahhabite reposaient désormais sur de solides fondations économiques.

Source : Bernard Lewis, « L’islam en crise », éd. nouveaux horizons, pp137-145.

Cet extrait exprime le seul point de vue de son auteur  

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jeudi 24 avril 2008

Pédophilie déguisée

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La justice Yéménite vient de décider l’annulation du contrat de mariage qui a été fait entre un homme de 30 ans et une petite fille de …8 ans.

Cette décision judiciaire est intervenue suite à la requête présentée par un certain nombre d’organisations de défense des droits de l’homme et des enfants.

La fille en question « Noujoud » s’est trouvée forcer par sa famille à épouser un homme plus âgé qu’elle de 22 ans alors qu’elle n’est même pas pubère.

Il s’agissait sans l’ombre d’un doute d’une forme de pédophilie masquée par un contrat de mariage.

Seulement, malgré le fait que la décision de la justice yéménite est à saluer (il faut dire aussi que les juges n’auraient pas pu rendre une autre décision que l’annulation du contrat), on s’attendait à ce que la justice aille jusqu’au bout en condamnant d’abord « l’époux » pour pédophilie et agressions sexuelles sur mineurs et ensuite le père pour trafic d’êtres humains. Mais le fait d’annuler le contrat de mariage et de laisser l’époux et le père de la petite Noujoud sans aucune sanction, cela me choque beaucoup parce qu’une telle décision ne fera pas renoncer beaucoup d’autres personnes à faire la même chose.

La_petite_NoujoudD’ailleurs, il faut le dire, au Yémen, ce qu’à subit la petite Noujoud est assez fréquent. Beaucoup de familles sont entrain « de vendre » leurs filles par des prétendus contrats de mariage à des pédophiles qui ne reculent devant rien pour satisfaire leur plaisir bestial.

Mais si j’aborde aujourd’hui le sujet c’est aussi pour une autre raison à savoir les prétendus arguments que les avocats de ce genre de criminels utilisent pour innocenter leurs clients.

Des arguments tels que : « N’oublions pas que le Prophète s’est marié d’une femme qui avait presque le même age que la petite Noujoud ». Et d’autres d’ajouter même que pour se conformer à la Sunna du Prophète, il serait même préférable de suivre ce qu’il a fait » et donc de se marier avec des jeunes filles !

Ce raisonnement est parfaitement absurde. D’abord, l’age exact des épouses du Prophète reste à confirmer. Ensuite, leur puberté semble être confirmée. Mais le plus important pour moi c’est qu’aujourd’hui, on connaît scientifiquement l’age exact de la puberté, et à 8 ans, la fille ne l’est pas.

A partir de ce constat, je ne sais pas pourquoi le Yémen, comme d’autres pays, ne s’est pas doté d’une législation claire, précise et répressive par rapport à ces dépassements inacceptable. Je m’interroge aussi sur le silence complice des hommes de religions et autres Oulémas qui sont là pour allumer leur feux et leurs flammes dès qu’il s’agit d’occidentaux qui « nous attaquent » alors qu’ils ne font absolument rien pour dire que ce genre de pratiques criminelles –à savoir le mariage des mineures- est condamné par l’islam.

Une critique, une suggestion, un complément d’information ? … merci de poser vos commentaires

Posté par Hamza Belloumi à 22:59 - Je le dis comme je le pense - Commentaires [16] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mardi 15 avril 2008

Fitna, la justice néerlandaise refuse de censurer Wilders

le_message_publie_par_le_site_liveleak_suite___l_interdiction_du_film"On ne peut pas dire que l'assigné appelle à la haine ou la violence contre les musulmans par les formulations choisies, bien qu'elles soient provocantes", a indiqué le juge des référés de La Haye dans son jugement.

Le député, fondateur du Parti de la liberté (9 députés sur 150), a mis sur internet en mars un court métrage, amalgamant islam et terrorisme, qui a suscité l'indignation des pays musulmans. La Fédération islamique néerlandaise (NIF) avait déposé, avant la sortie du film, une plainte contre lui pour avoir qualifié le Coran de "livre fasciste" en le comparant à "Mein Kampf" d'Adolf Hitler, et le Prophète Mohammed de "barbare", demandant notamment qu'il s'excuse de ces propos dans les journaux néerlandais.

Le juge a aussi rejeté la requête de la NIF qui demandait qu'il soit complètement interdit à M. Wilders de faire telles déclarations. "Une interdiction générale de faire des déclarations dans le futur est une atteinte inacceptable à la liberté d'expression de l'assigné", a estimé le juge. "Cela revient en effet à une censure préventive", a-t-il ajouté. Le film de 17 minutes de M. Wilders, intitulé "Fitna" (la discorde en arabe) et mis en ligne le 28 mars mélange des images violentes de terrorisme ou d'exécutions dans des pays musulmans avec des sourates du Coran.

Il a été accueilli dans le calme aux Pays-Bas mais a provoqué la colère dans le monde musulman: des manifestations de protestation réunissant parfois des milliers de personnes ont eu lieu au Pakistan, en Iran, en Indonésie et en Afghanistan.

Le caricaturiste danois porte plainte

D’autre part, le dessinateur danois Kurt Westergaard, auteur d'une caricature controversée du prophète Mahomet, a annoncé vendredi 28 mars qu'il allait porter plainte pour violation des droits d'auteur contre le député d'extrême-droite néerlandais auteur d'un film anti-islam mis sur internet.

"Vous ne pouvez pas voler comme cela le travail des autres, a déclaré Wertergaard à l'AFP, cela n'a rien à voir avec la liberté d'expression c'est une question de droits d'auteur". "Je ne peux pas accepter que mon dessin soit pris hors du contexte original et utilisé dans un contexte entièrement différent", a ajouté le caricaturiste danois.

Son dessin montrant le prophète avec une bombe à la mèche allumée sur la tête avait été publié en 2005 dans la presse danoise et provoqué avec la publication d'autres caricatures de violentes protestations début 2006 dans les pays musulmans. Le député néerlandais Geert Wilders a repris ce dessin dans son court-métrage, "Fitna", pour dénoncer ce qu'il appelle le caractère "fasciste" du Coran.

© Islamiqua avec La Libre

Posté par Hamza Belloumi à 21:16 - Fitna - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

vendredi 11 avril 2008

Fitna, qui est le réalisateur du pamphlet ?

Geert_Wilders 

Le polémiste membre anti-musulman du parlement néerlandais Geert Wilders, avait teint ses cheveux par un provocateur jaune très clair depuis plus de deux décennies.

Se rappelant de l’origine de son engagement politique, Wilders avait déclaré dans une interview il y a quelques semaines, que l’un des leaders politique de son pays lui avait conseillé -s’il voulait avoir une longue carrière politique- de faire ce qui suit : « d’abord  modère ta voix à propos de l’islam, ensuite change ce stupide coloris (de cheveux) !».

Wilders a indiqué qu’il avait refusé les deux propositions : « Si quelqu’un me pousse, je fait exactement le contraire ! » avait affirmé le Parlementaire.

Et c’est exactement ce qu’il semble faire avec son dernier pamphlet anti-musulman ; Fitna

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Geert Wilders a été élu parmi les membres du Parti pour la liberté.

44 ans, il vit sous escorte depuis novembre 2004, suite à l’assassinat du réalisateur Theo Van Gogh, qui avait signé un film critique envers l’islam, par un extrémiste d’origine marocaine.

Wilders commença sa carrière politique comme libéral, au sein de parti qui portait le même nom et auquel appartenait Ayaan Hirsi Ali, la députée d’origine somalienne qui avait collaborée avec Van Gogh pour la réalisation de son film. Et qui est réfugiée actuellement aux Etats-Unis.

En novembre 2006, Wilders a lancé un nouveau parti politique : le Partij voor de Vrijheid (le parti pour la liberté) qui a réussi à remporter neuf sièges au Parlement dans les dernières élections politiques.

Depuis, Wilders a fait de la lutte contre l’immigration son cheval de bataille. Il a conduit une intense compagne pour l’interdiction du burqua et de toutes formes de voile qui cacherait même partiellement le visage de la femme. Il a été aussi derrière un grand nombre de projets de lois qui visent à limiter l’accès « d’immigrés de foi », terme qu’il utilise pour qualifier les musulmans.

Régulièrement, Wilders compare le Coran au livre de Hitler « Mein Kampf » en indiquant qu’il devrait être interdit aux Pays-Bas. Il a aussi récemment déclaré que le Prophète Mohammed pouvait être comparé au dictateur allemand :

« S’il était vivant de nos jour, Mohammed serait traité comme un criminel de guerre »      

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Selon Wilders, son court métrage Fitna viserait à montrer « comment l’islam incite à la violence ».

Wilders, chef du Parti pour la Liberté, qualifié par The News York Times de parti anti-musulman, avait indiqué que le but de son film était d’attirer l’attention de l’occident sur une religion qu’il considère comme dangereuse et intolérante afin d’arrêter ce qu’il appelle « l’islamisation des Pays-Bas et d’autres sociétés occidentales ».    

© Islamiqua avec : Corriere dela serra et The News York Times.

Posté par Hamza Belloumi à 21:25 - Fitna - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mardi 8 avril 2008

Fitna, voici ce que contient le film

scene_fitnaLe film Fitna, du député d’extrême droite néerlandais, Geert Wilders, a été mis en        ligne le 27 mars dernier sur le site YouTube avant d’être retiré par ce dernier mais reprit par le site britannique d’échange de vidéos liveleak.com qui a fini à son tour par le retiré de ses pages suites aux nombreuses contestations et menaces dirigées contre ses dirigeants (d’après ce que ces derniers ont annoncés).

Dans ce film de 17 minutes et d’une violence choquante envers l’islam, le député –membre d’un parti néerlandais anti-musulman- montre des versets du Coran associés aux actes de certains terroristes islamistes prétextant que « c’est le Coran qui ordonne à ses disciples d’accomplir ces actes criminels. »

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Le film commence par les images d’une copie du Coran ouverte et sur laquelle on a reproduit la caricature du Prophète Mohammed avec un turban sous forme de bombe. Puis suit la lecture d’un verset du Coran incitant les fidèles à « terroriser les ennemis d’Allah », une lecture accompagnée par les images des attentats terroristes du 11 septembre 2001 et de Madrid.

Le film montre aussi des violences contre les femmes dans le monde musulman ainsi que les prêches anti-sémites de certains imams.

Wilders exploite aussi une interview des enfants d’une femme kamikaze, qui montre deux enfants prêts à suivre la voie de leur mère.

Enfin, le film se termine par le son d’une page déchirée mais une voix nous informe qu’il ne s’agit pas d’une des pages du Coran car « il ne me revient pas, mais il revient aux musulmans de déchirer les pages qui alimentent la haine ».

Malgré le fait qu’aucun site populaire d’échange de vidéo sur internet n’a repris encore une fois la diffusion de ce film, Fitna existe toujours sur la toile.

© Islamiqua avec : Corriere dela serra, The News York Times et La Libre 

Posté par Hamza Belloumi à 23:21 - Fitna - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

dimanche 6 avril 2008

Pour en finir avec la conversion de Allam

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Magdi Allam est devenu : Magdi Cristiano Allam.

Il s’est converti au christianisme et a été baptisé par le pape en personne à l’occasion de la veillé pascale le 22 mars dernier. L’information de sa conversion a fait le tour du monde et un très grand nombre de médias internationaux lui ont accordé beaucoup de développements et d’espace.

Que quelqu’un qui se réclamait des réformistes annonce ainsi sa conversion de l’islam au christianisme, cela est en soi important à analyser et à comprendre. Mais que cette conversion se déroule dans les conditions que nous vous avons présentés sur ce blog (médiatisation immense, baptême par le pape en personne et en direct sur les chaînes de télévision, courrier pamphlétaire de la part du journaliste expliquant les raisons de sa conversion …), cela dépasse le cadre de la liberté de chacun à exprimer ses convictions religieuses et cache des objectifs beaucoup plus importants.

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Mais avant d’aborder ces objectifs, j’aimerais expliquer aux 40 % d’entre vous qui considèrent que la conversion de Magdi Allam est « un acte sans aucune importance » et qui me reprochent par la suite le fait de lui accorder autant de développements et d’espace sur les pages de ce blog, que nous avons fait ce choix pour démontrer à tout le monde que tous les musulmans n’ont pas peur des convertis. Que tous les musulmans ne condamnent pas les conversions et que nous n’avons absolument pas peur de parler de ces gens qui quittent l’islam pour une autre religion.

Pendant deux semaines, nous avons abordé par les articles, les images et le très grand nombre de commentaires des lecteurs de ce blog, cette conversion. Et notre seul but était de dire qu’ici on parle de tout et qu’on n’a peur d’aucun converti.

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Cela dit, venons maintenant à nouveau à cette conversion mais cette fois pour analyser ses sens et ses significations. En effet, tout s’éclaircit avec l’article de Magdi Allam dans lequel il a annoncé sa conversion au christianisme (et que Islamiqua à reproduit).

Il le dit sans le vouloir, cette conversion n’est pas seulement un acte de liberté religieuse, un acte de foi, c’est plutôt et surtout un acte de militantisme à la faveur non seulement des conversions mais aussi du rôle que Allam souhaite voir l’Eglise remplir.

Pour Magdi Allam, cette Eglise doit se lancer dans la conversion de tous les musulmans sans aucune crainte ni aucune peur :

« Eh bien aujourd’hui, avec le témoignage de Benoît XVI, on se dit qu’il faut vaincre la peur et n’avoir aucune crainte dans l’affirmation de la vérité de Jésus même envers les musulmans. »  

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Voilà un ex-réformiste musulman qui, n’ayant pas trouvé de solutions aux problèmes de l’islamisme, pense qu’on pourrait le résoudre par …l’évangélisation de tous les musulmans !

Venant de sa part, lui le journaliste polémiste très connu par ses propos durs, envers non seulement les islamistes mais aussi l’islam, cela ne nous  étonne point. Mais qu’une telle « stratégie » soit validée par le pape en personne, est bien la signification de ces paroles changent complètement de sens.

Sur les pages de ce blog, nous avons accordé auparavant à Magdi Allam beaucoup d’espace en traduisant les plus importants de ses articles et en le classant dans la catégorie des contestataires. Nous l’avons même défendu lorsqu’à l’époque certains avaient mis en doute le fait qu’il était musulman.

Sur les pages de ce blog aussi, nous avons accordé le bénéfice du doute et de la bonne foi au pape Benoît XVI et nous l’avons défendu lorsque la majorité des musulmans ont considéré que ses propos tenu à Ratisbonne dans le fameux discours qu’il avait prononcé étaient injurieux et insultants pour l’ensemble des musulmans.

Nous l’avons fait parce que nous croyons à la liberté de penser.

Magdi Allam a le droit de dire ce qu’il veut. Le pape à aussi le droit de dire ce qu’il pense.

Mais, il semble que Allam ne veut plus se contenter de dire, il veut agir, agir en lançant une évangélisation massive en direction des musulmans parce que « la vérité de Jésus doit être affirmée même envers les musulmans ».

Mais le plus grave encore une fois, c’est le fait qu’il semble que le Pape Benoît XVI est aussi convaincu par cette prise de position de Allam.

Or, il faut le dire clairement au pape ainsi qu’a l’Eglise qu’il dirige : si jamais une telle politique d’évangélisation serait mise en œuvre, est bien nous risquons une immense « guerre des religions » et c’est l’Eglise qui serait entièrement responsable.  

Une critique, une suggestion, un complément d’information ? … merci de poser vos commentaires

Posté par Hamza Belloumi à 17:00 - Magdi Allam - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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