jeudi 27 décembre 2007
Arrêt sur article : Lorsque le hijab devient dangereux pour la santé !
Nous avons développés sur ce blog depuis quelque temps notre point de vue sur le hijab (le voile) à savoir que c’est un habit que nous considérons comme non obligatoire, ou plus exactement non imposé par le Coran mais par les fouquahas qui ont réussi à développer une littérature immense à son sujet qui a fait que dans la tête de la majorité des musulmans le voile est devenu obligatoire.
Mais dans cette lutte pour la reconnaissance du caractère non obligatoire du hijab en islam, nous avons toujours préconisé de suivre le chemin de la raison et de répondre aux religieux par la preuve et en se basant sur le Texte sacré.
Seulement, il semble malheureusement que quelques uns qui développent une phobie contre le voile veulent utiliser des méthodes obsolètes et à la limite ridicules afin de défendre leur point de vue. Or tout n'est pas permis !
Tel est le cas de ce journal tunisien qui croyant bien faire a publié un article intitulé : « Une étude scientifique le prouve : le hijab est dangereux pour la femme ». Et notre journal d’expliquer que selon une étude effectuée par une doctoresse vivant au Danemark (aucune indication sur le nom de cette personne ni la source de l’étude) « le corps de la femme voilée absorbe de grande quantités de CO2 ce qui provoque l’apparition de certaines maladies. » !
Le journal ne s’arrête pas à ce stade mais il continu en interrogeant un docteur tunisien qui confirme les résultats de sa collègue en ajoutant que d’une part la poussière qui s’attache au hijab peut par l’effet de la respiration causer des dommages aux poumons de la femme voilée. Et d’autre part que le manque d’exposition du corps des femmes voilées au soleil peut causer une carence en calcium. !!
… et je vous laisse le plaisir de commenter ces dernières révélations scientifiques Oh combien intéressantes et qui semblent être d’une importance capitale pour l’ensemble de l’humanité !
lundi 3 décembre 2007
Arrêtons ces imbécillités !

Nous venons de l’apprendre, le président soudanais Omar Al-Bachir vient de gracier l’institutrice britannique Gillian Gibbons, 54 ans, emprisonnée au Soudan et qui a été condamnée par la justice soudanaise à 15 jours de détention et à l’expulsion du territoire Soudanais pour « atteinte à l’islam » après avoir autorisé ses élèves de 6 et 7ans à donner à un ours en peluche le prénom de Mohammed qui se trouve être celui du Prophète de l’islam.
L’affaire a fait couler beaucoup d’encre au Soudan et ailleurs mais c’était dans le sens de la condamnation de l’enseignante. Et le plus étonnant, reste le fait que rares sont ceux qui se sont indignés du déroulement des évènements et de la condamnation stupide de l’enseignante.
En effet, une analyse objective des éléments de l’enquête qui sont dans notre possession fait ressortir qu’il s’agissait au départ d’un exercice d’expression écrite qui consiste dans l’écriture ‘‘des aventures de la peluche pendant toute une semaine’’. Pour cela, il a fallu donner un nom à cette peluche. Alors, l’enseignante a optée pour un processus démocratique dans la désignation de ce prénom. Elle a laissé ses élèves choisir le prénom de la peluche, et c’est la majorité de ces élèves qui a choisi le prénom de Mohammed, qui se trouve certes être celui du Prophète mais qui est aussi le prénom masculin le plus utiliser et le plus populaire dans tout le monde arabe.
Premier constat donc : contrairement à ce que beaucoup de médias ont voulus nous faire croire, ce n’est pas l’enseignante qui a choisi le prénom mais ce sont les élèves. Et s’il existe des gens (et il sont nombreux) qui pensent qu’elle n’aurait pas dû malgré tout attribuer ce prénom à la peluche, et bien ces gens là ne comprennent rien au processus démocratique que l’enseignante essaye d’inculquer à ses élèves : elle essaye de leur apprendre que c’est la majorité qui décide. Et ce n’est pas parce qu’elle est leur enseignante que sa décision doit obligatoirement primer.
Mais cela reste -semble-il- incompréhensible pour une majorité d’arabes qui désormais s’indignent de tout et de rien.
Je pense qu’au-delà du cas de cette malheureuse enseignante, cela reflète un malaise arabe qui ne fait que se confirmer. Et je dis bien malheureuse enseignante parce qu’on l’a jugé publiquement, politiquement et enfin judiciairement sans lui accorder ni bénéfice du doute ni présomption d’innocence :
Son école l’a renvoyé, l’opinion publique soudanaise et arabe l’a condamné -avant même tout jugement- et la justice soudanaise n’a fait qu’entériner un jugement qui a été déjà décidé !
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Il semble désormais que nous sommes condamnés à vivre avec ce sentiment général de complot permanent. Nous voyons dans tout ce que peut faire un non musulman une insulte à l’islam. Nous pensons que le monde n’a plus rien à faire qu’à insulter l’islam et les musulmans. Nous sommes devenus des malades, des Don Quichotte et nous voyons partout des ennemis qui veulent nous détruire !
Si non, comment est ce possible que des gens sensés puissent descendre aussi bas et puissent être aussi simplistes ?
Non seulement nous condamnons quelqu’un pour un crime qu’il n’a pas commis, mais surtout nous nous condamnons nous même et nous faisons découvrir au monde jusqu’au l’imbécillité de certains d’entre nous peut conduire.
Parce que si jamais on suit l’analyse de ceux qui ont condamnés l’enseignante, et si jamais on admet une quelconque responsabilité de cette dernière, pourquoi est ce qu’on ne pourrait pas attribué -en toute bonne foi- à une peluche le prénom de Mohammed ?
Cette attribution, ne sera considérée comme outrageante que si jamais l’enseignante visait par delà ce prénom l’insulte du Prophète. Chose qui n’a jamais été démontré par personne.
Si non, si le fait d’accorder le prénom du Prophète -sans mauvaise foi- devient un crime, et bien nous devons condamner tous ceux qui ont accordés ce prénom aux futurs fous, aux futurs criminels, aux futurs soulards et à toute personne qui a dérivé du ‘‘droit chemin’’. Nous devons ensuite instruire un tribunal chargé de juger tous ces gens et pourquoi pas décider en passant d’interdire l’utilisation du prénom du Prophète parce que celui qui le porte pourrait un jour commettre un acte qui apportera déshonneur au prénom qu’il porte !
Vous voyez jusqu’au de tels raisonnements peuvent nous conduire.
Alors SVP arrêtons ces imbécillités. Soyons honnête. Soyons à la hauteur de cette religion. Soyons à la hauteur de ce Prophète qu’on prétend pourtant vouloir défendre alors même que nos actes sont les pires cauchemars que l’islam est entrain de connaître.




